War Correspondent

Robert Capa (Correspondant de guerre pour le Life magazine), le private first class Olin L. Tompkins (Chauffeur de l’une des jeep) et Ernest Hemingway (Correspondant pour le Collier’s magazine) se rencontrent à un carrefour en Normandie vers Pont-Brocard le 30 juillet 1944.

Le partage c'est la liberté

Puisque tout recommence

« Puisque tout recommence toujours, ce que j’ai fait sera, tôt ou tard, une source d’ardeurs nouvelles après que j’aurai disparu. »
Charles de Gaulle

Le partage c'est la liberté

SNCF 1940-1944. Enquête sur un mythe français (Extrait)

…De mars 1942 à juillet 1944 ont été déportés 76 000 Juifs de France, tous par train, dont 70 000 vers Auschwitz. A la Libération, on ne comptera que 2 500 survivants. Au départ composés de matériel allemand, les convois furent rapidement constitués d’une vingtaine de wagons couverts KKW et KKU de la SNCF : 20 tonnes de charge, quatre volets d’aération, 50 personnes par wagon. Sous l’autorité de l’occupant et de l’Etat français, ces transports sont exécutés par la société nationale. Les gares et les postes centraux sont français.  » Les archives et les témoignages ne relèvent aucun refus, aucune protestation de la part du transporteur portant sur l’exécution de ces transports, ni aucune consigne de sabotage « , relève le rapport documentaire commandé par la SNCF. Les facturations de ces convois sont émises par l’agence de voyages de la Reichsbahn, la MER, mais la SNCF établit ses propres factures, qu’elle adresse à son commanditaire, le ministère français de l’Intérieur, où elles relèvent du chapitre  » transports administratifs « . Les Allemands considèrent qu’ils couvrent ces factures avec les forfaits accordés par Albert Speer pour l’ensemble des transports militaires. Car, aux yeux des nazis, ils entrent dans cette catégorie M,  » trains militaires « , au premier rang des priorités de trafic dictées à la SNCF. Un pointage précis des trains de déportés est établi par la société nationale, qui connaît la nature des chargements :  » trains d’israélites « . Ils ne sont pas désignés par des codes secrets. Tous les cheminots étaient bien placés pour surveiller le trafic allemand, y compris les trains de déportés, et furent d’ailleurs des sources irremplaçables pour la Résistance et Londres. C’est encore la SNCF qui ferme les portes et les plombe. Et bien que cela ait toujours été omis dans tous les témoignages, ce sont des cheminots français qui ont conduit les convois de déportés jusqu’à la frontière, puisque la direction de la SNCF a pu s’opposer jusqu’au printemps 1944 à l’emploi de conducteurs allemands. Il est plus que probable que des cheminots résistants aient eu à en conduire. Mais la résistance organisée considère qu’arrêter les trains de déportés n’est pas une priorité par rapport à la libération du territoire. Seule une résistance civile spontanée, faite de mille petits gestes, tentera d’alléger le sort (connu ou inconnu, la question n’est pas tranchée) de ces malheureux : ravitaillement en cachette, transmission, pas toujours anonyme, aux familles des messages laissés sur les voies, outils cachés dans les wagons, convois ralentis pour faciliter les évasions, aide aux évadés, etc.

(Par Philippe Gallard, l’expansion-L’express 22/06/2000)

Le partage c'est la liberté

Louis de Cazenave

« La guerre ? Hay hay hay ! Un truc absurde, inutile ! À quoi ça sert de massacrer des gens ? Rien ne peut le justifier, rien ! »

Louis de Cazenave (1897-2008) Dernier survivant du Chemin des Dames et avant dernier poilu en vie. 

Le partage c'est la liberté

Ne m’oublie pas

Toujours sympa à écouter « Un été 44 » : la comédie musicale signée Jean-Jacques Goldman, Charles Aznavour, Alain Chamfort, Yves Duteil, Maxime Le Forestier etc…

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