Prison de Spandau

Voici la célèbre prison de Spandau, construite à l’ouest de Berlin en 1876 à des fins de prison militaire pouvant accueillir environ 600 prisonniers. Elle devient surtout célèbre à partir de 1947  avec l’incarcération de sept anciens hauts responsables nazis condamnés lors du procès de Nuremberg. Ces sept prisonniers seront gardés à tour de rôle avec un changement mensuel par les vainqueurs de 1945 : Les américains, les soviétiques, les anglais et les français.

Voici les 6 premiers prisonniers :

Konstantin von Neurath (1873-1956) libéré en 1954 ;

Erich Raeder (1876-1960) libéré en 1955

Karl Dönitz (1891-1980) libéré en 1956

Walther Funk (1890-1960) libéré en 1957

Baldur von Schirach (1907-1974) libéré en 1966

Albert Speer (1905-1981) libéré en 1966

 

Et enfin le petit dernier « locataire » de cette prison, le fameux prisonnier numéro 7,  Rudolf Hess (1894-1987).
Il sera en effet à partir de 1966 le seul et dernier prisonnier à Spandau jusqu’à son présumé suicide par pendaison en 1987 à l’âge de 93 ans.
On peut dire que Rudolf Hess était un habitué des prisons : Il commença par un séjour à la prison de Landsberg en 1923, avec entre autre Adolf Hitler, après le putsch raté de la brasserie de Munich.
Par la suite en mai 1941 il s’envole pour l’Ecosse pour y rencontrer le Duc d’Hamilton, probablement pour proposer un traité de paix avec le Royaume-Uni, mais le plan ne fonctionne pas comme il devait et Hess se retrouve emprisonné en Angleterre jusqu’à la fin de la guerre.
Ensuite sa condamnation au procès de Nuremberg signe son arrivée à Spandau jusqu’à la fin de sa vie.

La prison sera des 1987 détruite pour éviter les rassemblements des nostalgiques d’un Reich millénaire..

 

Le partage c'est la liberté

Le vrai James Bond

Dušan Popov alias Tricycle était un agent double travaillant à la fois pour les services secrets allemands de l’Abwehr et pour les services secrets de sa Majesté  !

Avec sa couverture d’homme d’affaires travaillant dans l’import export, habilement, il renseigne les allemands avec un mélange d’informations vraies mais sans réel intérêt stratégique et de fausses informations élaborées par le service britannique « Double Cross ».

C’est au Portugal, pays neutre, qu’habituellement son officier de liaison allemand le contacte au casino de l’hôtel Palacio à Estoril. C’est dans ce même casino que Dusko Popov croise l’agent du MI5 Ian Fleming.

Popov mise, en une seule fois, les 38 000 dollars de ses frais de mission sur une table de baccara et remporte le coup au bluff face à un riche lituanien vantard.Ce coup de bluff est immortalisé dans Casino Royale, premier roman de James Bond écrit par Fleming.

Dusan Popov sera également envoyé par l’allemagne à Pearl Harbor sur demande des japonais afin de récupérer des renseignements pour l’élaboration de leur attaque du 7 décembre 1941.

Bien évidemment il en informe les britanniques et les américains qui seront donc prévenus plusieurs mois avant l’attaque que les japonais collectent des informations sur leur base. Mais les services secrets américains ne prendront pas ces informations comme une menace sérieuse…

Nous connaissons la suite.

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Pumpkin bomb

Les « pumpkin bomb » (bombes citrouilles) étaient des bombes aériennes classiques développées par au sein du projet Manhattan et utilisées par les forces aériennes de l’armée américaine contre le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale.
Il s’agissait d’une réplique exacte de la bombe au plutonium Fat Man (en photo dans la publication) présentant les mêmes caractéristiques balistiques , mais elle utilisait des explosifs conventionnels classiques non nucléaires.
Elles étaient principalement utilisées à des fins de test à l’entraînement ou au combat.
486 unités sont produites.

Le nom de « pumpkin bomb » était utilisé dans les documents officiels pour désigner la grande forme ellipsoïdale au lieu de la forme cylindrique plus habituelle des autres bombes. Une grosse citrouille finalement 🎃

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Camp de Drancy 1942, plaque tournante de la déportation juive en France

Marcelle Christophe y était à cette époque avec sa fille Francine.

« Aux heures autorisées, Francine s’amusait dans la cour avec d’autres gosses. Un matin, elle remonta dans la chambrée, secouée de sanglots. « Maman ! regarde par la fenêtre ! Tout ce groupe d’enfants ! Les plus jeunes ont deux ou trois ans, les plus vieux une dizaine. Ils n’ont plus de papa et de maman. Vont-ils, eux aussi, partir pour Pitchipoï ? »

C’est ainsi que les enfants de Drancy appelaient ce lieu étrange et inquiétant qu’on ne savait pas encore être l’enfer…

(La France  torturé de Gérard Bouaziz.)

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Ami, si tu tombes…

La nuit qui précéda sa mort

Fut la plus courte de sa vie

L’idée qu’il existait encore

Lui brûlait le sang aux poignets

Le poids de son corps l’écœurait

Sa force le faisait gémir

C’est tout au fond de cette horreur

Qu’il a commencé à sourire

Il n’avait pas un camarade

Mais des millions et des millions

Pour le venger, il le savait

Et le jour se leva pour lui.

Paul Eluard.

Un seul combat

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