Chuck Yeager

Chuck Yeager’s P-51, « Glamorous Glen III » with external fuel tanks mounted and sporting 12 kill flags.

Charles Elwood « Chuck » Yeager (né le 13 février 1923 à Myra, en Virginie-Occidentale) est un aviateur américain. Il est célèbre pour avoir été le premier à franchir le mur du son, à bord du Bell X-1, le 14 octobre 1947.

Le fameux Bell X-1 avec la dédicace de Chuck Yeager à mon nom

Chuck Yeager entre dans l’US Army Air Corps quelques mois avant l’engagement des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, le 12 septembre 1941. Affecté en Grande-Bretagne à partir de novembre 1943, il acquiert le statut d’as de l’aviation et termine le conflit avec le grade de capitaine et treize appareils allemands abattus à son palmarès.
Il est un des premiers pilotes à avoir abattu un Me 262.
Dans son autobiographie, il a évoqué les atrocités qu’il avait ordre de commettre contre les civils allemands : « Des atrocités furent commises par les deux camps. (…) Une zone de cinquante miles sur cinquante à l’intérieur de l’Allemagne fut assignée à nos soixante-quinze Mustangs et ils reçurent l’ordre de mitrailler tout ce qui bougeait. Le but était de démoraliser la population allemande. (…) Si quelqu’un avait refusé de participer (et, autant que je me souvienne, personne ne refusa), il aurait probablement été traîné en cour martiale. »
Yeager ajoute que, lors d’un briefing, il murmura à son voisin : « Si nous faisons des choses pareilles, nous devrons vraiment nous efforcer d’être dans le camp des vainqueurs. »
Il conjecture que, pour faire commettre ces atrocités, le haut commandement se donnait pour excuse l’imbrication entre armée et population civile dans l’Allemagne du temps de guerre : « Le fermier qui labourait son champ de pommes de terre nourrissait peut-être des troupes allemandes. Et parce que l’industrie allemande était détruite par les bombardements incessants, la fabrication de munitions était devenue une industrie artisanale, dispersée à travers le pays dans des centaines de maisons et de fabriques locales, ce qui était l’excuse des Britanniques pour les tapis de bombes et les bombes incendiaires sur cibles civiles. En guerre, les militaires hésiteront rarement à frapper des civils qui sont dans le chemin ou à prendre des civils pour cible pour diverses raisons stratégiques. »
Après la guerre, il reste dans l’US Air Force nouvellement créée et devint pilote-instructeur, puis pilote d’essai à partir de juillet 1945. Transféré sur la base de Muroc Field en Californie (aujourd’hui la base Edwards), il est le premier homme à franchir le mur du son le 14 octobre 1947 à 10 h 18, à bord du prototype Bell X-1, avion fusée dessiné d’après la balle de calibre 12,7 mm qui sort du canon d’un fusil à vitesse supersonique. La veille de ce vol historique, Chuck fait une chevauchée dans le désert et chute, se brisant deux côtes.

En septembre 1953, Chuck Yeager est l’un des premiers américains à piloter un MiG-15 qu’un pilote déserteur Nord-Coréen, No Kum-Sok, a remis à l’armée américaine.

En mai 1955, il retourne en Europe avec le grade de lieutenant-colonel pour prendre le commandement du 417th Fighter-Bomber Squadron sur la base de Hahn en RFA, puis sur la base de Toul-Rosières en France, de juillet 1956 à juillet 1957.

Le 10 décembre 1963, Yeager échappe de justesse à la mort, alors qu’il perd le contrôle du prototype Lockheed NF-104A à l’altitude de 108 700 pieds (33 131 mètres). Parvenant à s’éjecter après une chute vertigineuse de 100 200 pieds (30 540 mètres), il s’en sortira gravement brûlé.
Les deux vols sont racontés dans le livre de Tom Wolfe et le film du même nom de Philip Kaufman, L’Étoffe des héros (The Right Stuff).

En juillet 1966, il prend le commandement du 405th Fighter Wing sur la base aérienne américaine de Clarke, aux Philippines, et effectue 127 missions au-dessus du Viêt Nam.
Après avoir été promu brigadier-général en août 1969, Yeager occupe divers postes avant de prendre sa retraite de l’US Air Force le 1er mars 1975.

En 1986, il fit partie de la Commission Rogers chargée d’enquêter sur l’accident de la navette spatiale Challenger, détruite au lancement le 28 janvier 1986.
Le 14 octobre 1997, pour fêter l’anniversaire des 50 ans du passage du mur du son, il vole à bord d’un F15 Eagle et le repasse symboliquement.

October 1997 — Brigadier General Charles E. « Chuck » Yeager standing in front of his F-15 Eagle on the 50th Anniversary of his becoming the first man to break the speed of sound. (U.S. Air Force photo)

Divers:
Pour son vol à bord du Bell X-1, Chuck Yeager porte une Rolex Oyster ; la marque ne manque pas de le rappeler dans des campagnes publicitaires.
En 2003, alors âgé de 80 ans, il vole à Oshkosh sur un P-51 Mustang, en duo avec son camarade d’escadrille de l’époque, le colonel Bud Anderson.
Le 14 octobre 2012, jour anniversaire de son exploit, Felix Baumgartner devient le premier homme à passer le mur du son en chute libre.

Décorations:
Distinguished Service Medal
Silver Star avec une feuille de chêne en bronze (pour avoir abattu cinq Messerschmitt Bf 109 en une seule journée)
Distinguished Flying Cross avec deux feuilles de chêne en bronze (pour avoir abattu un Messerschmitt Me 262 et avoir passé le mur du son)
Legion of Merit avec une feuille de chêne en bronze
Bronze Star
Purple Heart
Air Medal avec deux feuilles de chêne en argent
Air Force Commendation Medal
Presidential Unit Citation avec une feuille de chêne en bronze
Air Force Outstanding Unit Award
American Defense Service Medal
American Campaign Medal
European-African-Middle Eastern Campaign Medal avec une étoile d’argent et 3 étoiles de bronze
World War II Victory Medal
Presidential Medal of Freedom
Congressional Silver Medal (1976), pour avoir passé le mur du son pour la première fois.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Chuck_Yeager

Audie Murphy

Audie Leon Murphy (20 Juin 1925 – 28 mai 1971) est un des soldats américains les plus décorés lors de la seconde guerre mondiale. Il détient notamment :
La rare Medal of Honor
La Distinguished Service Cross
Deux Silver Star
Deux Bronze Star
Trois Purple Heart
La Legion of Merit
La Good Conduct Medal
L’American Campaign Medal
L’European-African-Middle Eastern Campaign Medal
La World War II Victory Medal
L’Army of Occupation Medal
L’Armed Forces Reserve Medal
Deux Presidential Unit Citation

Il deviendra apres la guerre acteur de cinéma.
Il décède le 28 mai 1971 dans un accident d’avion à seulement 45 ans.

Paris 25 août 1944

 

 

Pourquoi voulez-vous que nous dissimulions l’émotion qui nous étreint

 

 

 

 

 

Pourquoi voulez-vous que nous dissimulions l’émotion qui nous étreint tous, hommes et femmes, qui sommes ici, chez nous, dans Paris debout pour se libérer et qui a su le faire de ses mains.

Non ! nous ne dissimulerons pas cette émotion profonde et sacrée. Il y a là des minutes qui dépassent chacune de nos pauvres vies.

Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré ! libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle.

Eh bien ! puisque l’ennemi qui tenait Paris a capitulé dans nos mains, la France rentre à Paris, chez elle. Elle y rentre sanglante, mais bien résolue. Elle y rentre, éclairée par l’immense leçon, mais plus certaine que jamais, de ses devoirs et de ses droits.

Je dis d’abord de ses devoirs, et je les résumerai tous en disant que, pour le moment, il s’agit de devoirs de guerre. L’ennemi chancelle mais il n’est pas encore battu. Il reste sur notre sol. Il ne suffira même pas que nous l’ayons, avec le concours de nos chers et admirables alliés, chassé de chez nous pour que nous nous tenions pour satisfaits après ce qui s’est passé. Nous voulons entrer sur son territoire comme il se doit, en vainqueurs.

C’est pour cela que l’avant-garde française est entrée à Paris à coups de canon.

C’est pour cela que la grande armée française d’Italie a débarqué dans le Midi ! et remonte rapidement la vallée du Rhône.

C’est pour cela que nos braves et chères forces de l’intérieur vont s’armer d’armes modernes.

C’est pour cette revanche, cette vengeance et cette justice, que nous continuerons de nous battre jusqu’au dernier jour, jusqu’au jour de la victoire totale et complète.

Ce devoir de guerre, tous les hommes qui sont ici et tous ceux qui nous entendent en France savent qu’il exige l’unité nationale. Nous autres, qui aurons vécu les plus grandes heures de notre Histoire, nous n’avons pas à vouloir autre chose que de nous montrer, jusqu’à la fin, dignes de la France. Vive la France !

Le Général De Gaulle, hôtel de ville de Paris.

Vire – Normandie – 8 août 1944

Cette ville du Calvados, devait être prise par les alliés fin juin, du moins sur les plans d’invasion…En effet le bocage normand offre aux défenseurs allemands un avantage considérable dans le ralentissement de l’avancée des armées alliées, la fameuse et impitoyable bataille des haies…

Il faut attendre le déclenchement de l’opération Cobra, le 25 juillet, pour voir la ligne de défense allemande s’effondrer et permettre une progression rapide des armées américaines. 

Mais Vire, dès le 6 juin 1944, sera la cible des bombardiers américains vers 20 heures et britanniques vers 2 heures du matin dont le but est de ralentir la montée en ligne des troupes allemandes. 80% de la ville est détruite et beaucoup de Virois y laisseront la vie. 

Vire ne sera totalement libérée que le 8 août vers 17h45 par la 29 eme division d’infanterie US, la célèbre « Blue and Gray division » qui débarqua sur Omaha beach le Jour-J.   

Vire peut enfin connaître le doux parfum de liberté, qu’elle a payé au prix fort, comme beaucoup d’autres villes et villages normands. 

Les destins de l’histoire : USS INDIANAPOLIS

 


Hier 6 août et le 9 août prochain sont respectivement les deux dates des tristes anniversaires de l’usage des bombes atomiques sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki.
Peu de temps avant, le 26 juillet 1945, le croiseur USS Indianapolis livrait une cargaison secrète sur l’ile de Tinian.
Cette île étant la base de départ des Boeing B-29 sélectionnés pour les prochains raids atomiques…
La cargaison se composait principalement d’uranium 235 enrichi et d’autres matériels indispensables au fonctionnement de Little Boy, la bombe prochainement larguée sur Hiroshima…
Sa mission effectuée, l’USS Indianapolis reprend la mer.
Dans la nuit du 29 au 30 juillet, vers minuit, il sera torpillé deux fois par le sous marin japonais I-58. Le croiseur coulera en 12 minutes. Seulement 317 marins seront sauvés quelques jours plus tard sur les 1197 hommes d’équipage.
6 jours plus tard, Little Boy exterminera de son feu atomique plus de 70000 personnes en un instant…

Sorcières de la nuit

Rufina Gasheva (848 missions de combat de nuit) et Nataly Meklin (980 missions de combat de nuit) ont été décorées comme «Héros de l’Union soviétique» pour leur service auprès de la célèbre unité des «sorcières de la nuit» pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils se tiennent devant leurs biplans Polikarpov Po-2. (Colorisation et recherche par Olga Shirnina)

The Bren Gun Girl

Veronica Foster (née en 1922 – déc. 2000), connue sous le nom de «Ronnie, The Bren Gun Girl», était une icône canadienne représentant près d’un million de femmes canadiennes travaillant dans les usines de fabrication de munitions et de matériel pendant la Seconde Guerre mondiale. Colorisé par Paul Reynolds. Historic Military Photo Colourisations)

Lucky Strike

« Lucky Strike » 1944. Les États-Unis était le seul pays à équiper leurs troupes d’un fusil à chargement automatique comme arme d’infanterie standard de la seconde guerre mondiale. Il donna à ses troupes un énorme avantage en termes de puissance de feu, et conduisit le général George Patton à appeler le M1 Garand, «Le plus grand instrument de bataille jamais conçu» (Colorized by Paul Reynolds, Color Military Photo Colourisations)