C’est la zone

1945, les vainqueurs se partagent l’Allemagne et notamment la capitale du Reich, Berlin, en 4 zones d’occupation. Chacun sa zone, chacun son influence…

Mais est-ce valable uniquement pour L’Allemagne et Berlin ?

L’Autriche est en effet logée à la même enseigne avec une division par secteur et sa capitale, Vienne,  ô combien symbolique depuis l’Anschluss de 1938, n’échappe pas à la règle.
Elle dispose même d’une zone internationale où son administration est commune aux vainqueurs qui s’échangent chaque mois la responsabilité de la zone.

Ainsi les vainqueurs organisent  des patrouilles communes… Américains, français, anglais, russes en balade dans la même Jeep…

2 septembre 1945 – Cuirassé USS Missouri – Baie de Tokyo – Japon.

2 septembre 1945 – Cuirassé USS Missouri – Baie de Tokyo – Japon.

Capitulation du Japon impérial. Fin de la seconde guerre mondiale.

Le général Douglas MacArthur signe l’acte de capitulation avec plusieurs porte-plumes noirs sauf un Parker de couleur rouge… Deux seront offerts immédiatement aux généraux qui avaient capitulé aux Philippines et à Singapour présents derrière lui sur la photographie. le rouge était celui de Jean, l’épouse de MacArthur.

« Shōwa Tennō » Hirohito 124e empereur du Japon

14 aout 1945

« Shōwa Tennō »  Hirohito 124e empereur du Japon

« …Cependant, c’est en conformité avec les décrets du temps et du sort que Nous avons résolu d’ouvrir la voie à une ère de paix grandiose pour toutes les générations à venir en endurant ce qu’on ne saurait endurer et en supportant l’insupportable. »

Paris 25 août 1944

Pourquoi voulez-vous que nous dissimulions l’émotion qui nous étreint tous, hommes et femmes, qui sommes ici, chez nous, dans Paris debout pour se libérer et qui a su le faire de ses mains.

Non ! nous ne dissimulerons pas cette émotion profonde et sacrée. Il y a là des minutes qui dépassent chacune de nos pauvres vies.

Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré ! libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle.

Eh bien ! puisque l’ennemi qui tenait Paris a capitulé dans nos mains, la France rentre à Paris, chez elle. Elle y rentre sanglante, mais bien résolue. Elle y rentre, éclairée par l’immense leçon, mais plus certaine que jamais, de ses devoirs et de ses droits.

Je dis d’abord de ses devoirs, et je les résumerai tous en disant que, pour le moment, il s’agit de devoirs de guerre. L’ennemi chancelle mais il n’est pas encore battu. Il reste sur notre sol. Il ne suffira même pas que nous l’ayons, avec le concours de nos chers et admirables alliés, chassé de chez nous pour que nous nous tenions pour satisfaits après ce qui s’est passé. Nous voulons entrer sur son territoire comme il se doit, en vainqueurs.

C’est pour cela que l’avant-garde française est entrée à Paris à coups de canon.

C’est pour cela que la grande armée française d’Italie a débarqué dans le Midi ! et remonte rapidement la vallée du Rhône.

C’est pour cela que nos braves et chères forces de l’intérieur vont s’armer d’armes modernes.

C’est pour cette revanche, cette vengeance et cette justice, que nous continuerons de nous battre jusqu’au dernier jour, jusqu’au jour de la victoire totale et complète.

Ce devoir de guerre, tous les hommes qui sont ici et tous ceux qui nous entendent en France savent qu’il exige l’unité nationale. Nous autres, qui aurons vécu les plus grandes heures de notre Histoire, nous n’avons pas à vouloir autre chose que de nous montrer, jusqu’à la fin, dignes de la France. Vive la France !

Le Général De Gaulle, hôtel de ville de Paris.

Opération Aphrodite

Opération Aphrodite
4 aout 1944

Mission expérimentale qui avait pour but de détruire les équipements de production et de lancement des V-1 en utilsant des des bombardiers B-17 qui étaient très endommagés. Ces forteresses volantes, une fois allégées des éléments non essentiels au vol, étaient chargées d’environ 8 tonnes d’explosifs. Les appareils étaient équipés d’un contrôle sommaire de guidage contrôlé par un avion accompagnateur nommé CQ-17.
Apres plusieurs missions qui se sont pour la plus part terminées par un échec à cause de problèmes de mécanique ou de visibilité ou encore d’imperfections dans le système de guidage, le programme fut abandonné.

B-17 radioguidé

Lest we forget

Ils ne sont pas à Saint-James, Colleville-sur-Mer, bayeux, ou Bény-sur-Mer mais à Courances.

Ils ne sont pas des milliers, mais simplement six*.

Mais ils sont morts aussi pour notre liberté un 8 juin 1944.

Nous ne les oublions pas !

lest we forget

Le bombardier Halifax MZ568 EY-E   squadron 78 de la Royal Air Force qui avait décollé de Breighton à 22h52 le 7 juin 1944 pour un raid de nuit sur les installations ferroviaires du sud-ouest parisien s’est écrasé à 1H15, le 8 juin, à Corbeil.

A son bord :

F/O Royal Canadian Air Force John Arthur Cole (Pilote)

F/O  Royal Canadian Air Force Leonard Gold* (Navigateur, enterré à Corbeil-Essonnes)

George Norman Sgt Cribbin(Bombardier)

F/L Thomas Neish Watters Bisset (Radio)

Sgt Dennis Balmforth (Mecanicien)

Sgt Terence Newman (Mitrailleur)

Sgt Harry Tattler (Mitrailleur)

——

They are not at Saint-James, Colleville-sur-Mer, bayeux, or Bény-sur-Mer but to Courances.

There are not thousands, but just six *.

But they also died for our freedom on June 8, 1944.

Lest we forget !

The Royal Air Force’s Halifax bomber MZ568 EY-E Squadron 78 took off from Breighton at 22:52 p.m. June 7, 1944 for a night raid on railway facilities southwest of Paris and crashed at 01:15 a.m.  June 8 in Corbeil.

On board:

A / S Royal Canadian Air Force John Arthur Cole (pilot)

F / O Royal Gold Air Force Leonard Gold * (Navigator, buried in Corbeil-Essonnes)

Sergeant George Norman Cribbin (Bombardier)

F / L Thomas Neish Watters Bisset (radio)

Sgt Dennis Balmforth (mechanic)

Sgt Terence Newman (machine gunner)

Sgt Harry Tattler (machine gunner)


Radio-Canada

« La Normandie, cette Normandie que l’on veut toujours revoir comme le dit la chanson, après tout, c’est un peu chez nous, d’autant plus chez nous aujourd’hui que certains de nos gars y dorment leur dernier sommeil sous ce sol riche que leurs ancêtres ont quitté pour aller fonder la Nouvelle-France. »

Marcel Ouimet, correspondant de guerre pour Radio-Canada, débarqué le 6 juin 1944

Ils ont débarqués !

« Sous le commandement du général Eisenhower, les forces navales alliées, appuyées par de puissantes forces aériennes, ont commencé ce matin à débarquer les armées alliées sur la côte nord de la France »

Colonel Ernest Dupuy. Attaché de presse du général Dwight D. Eisenhower. 6 juin 1944 9h33.