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Ne m’oublie pas

Toujours sympa à écouter « Un été 44 » : la comédie musicale signée Jean-Jacques Goldman, Charles Aznavour, Alain Chamfort, Yves Duteil, Maxime Le Forestier etc…

Le partage c'est la liberté

Boody traps

Boody traps : Surnom donné par le soldat américain aux objets piégés laissés par l’ennemi pour blesser ou tuer le curieux qui y touchera.

Comme par exemple un bidon d’essence piégé avec une S-Mine (Mine allemande bondissante qui libère des billes d’acier) : Lorsque le bidon est soulevé, la mine se déclenche et explose… Ou plus sournois encore, une Teller Mine (Mine antichar allemande) piégée avec une grenade :
Lors du déminage la mine est désactivé et ensuite retirée, et la grenade cachée dessous explose…

Des cartoons à l’époque sont diffusés pour sensibiliser le GI à ces pièges par l’intermédiaire du personnage « Private SNAFU » qui ne manque pas de curiosité…
Le voici :

SNAFU étant l’acronyme de « Situation Normal, All Fucked Up », que nous pouvons traduire par la situation est sous contrôle, tout part en couille

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Système de visée Norden

Lors de la seconde guerre mondiale, le largage des bombes sur un objectif n’était pas aussi aléatoire ou rudimentaire  qu’on pourrait le penser, bien au contraire !

Norden installé dans un B-29 Mitchell

En effet dès 1942 les bombardiers américains Boeing B-17 sont équipés d’un viseur mis au point par Carl Norden. Ce Viseur grâce à son calculateur analogique, de son télescope et de ses gyroscopes de stabilisation permet de calculer précisément la vitesse de déplacement de l’avion (Calcul de la vitesse par rapport à un point fixe au sol, ce qui permet également dans déduire les vents contraires et donc de savoir quand précisément larguer les bombes par rapport à l’altitude indiquée sur les instruments de bord). Le viseur Norden a la particularité de prendre le contrôle de l’avion via son pilote automatique pour le guider précisément sur la cible et de déclencher lui-même le largage des bombes au bon moment, enfin en théorie…

La précision attendue est de l’ordre d’une trentaine de mètres ! La réalité d’utilisation en est malheureusement dix fois moins précise, se situant plus proche des 300 mètres… Au mieux !

Ces résultats étant peu convaincants, il est décidé de l’utiliser avec un « Master bomber » : le bombardier de tête est le seul à utiliser le viseur Norden et des lors qu’il largue ses bombes, les autres bombardiers en font de même sans autre vérification… Tout repose donc sur ce maitre bombardier, mais si une erreur est commise ou un problème technique se produit, les conséquences peuvent être terrible pour les « gens d’en bas » ! Comme par exemple lors du bombardement de Chartres le 26 mai 1944 où le premier bombardier B-26 Marauder largue ses bombes après être touché par des tirs de la Flak allemande, les autres bombardiers en feront de même pensant être sur l’objectif … Ou en Normandie lorsque le « master bomber » perd le fonctionnement de l’un de ses moteurs et doit larguer ses bombes pour s’alléger, les bombardiers qui suivent largueront leur cargaison de mort sur les troupes alliées…

Le viseur Norden reste un instrument classé top secret si bien que les instruments Norden sont démontés à chaque vol et mis au secret, de plus les équipages ont ordre de le détruire si l’appareil devait s’écraser en territoire ennemi !

Ce type de viseur sera utilisé jusqu’à la guerre du Vietnam.

Note « Top Secret » sur la destruction du Norden
Note « Top Secret » sur la destruction du Norden
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Chartres se prépare à la guerre !

Le général De Gaulle sortant de Notre Dame de Chartres en août 1944.

Fin août 1939 la guerre devient inéluctable, elle éclate effectivement le 1er septembre suivant. 

La protection des vitraux de la cathédrale de Chartes commence dès le 25 aout. Par protection, il faut entendre dépose ! En effet la dépose complète des vitraux, plus de 2500 mètres carrés, est réalisée en une dizaine de jours seulement ! Il faut dire que la même opération avait déjà été entreprise pour la première guerre mondiale. 

Les vitraux sont tous numérotés (Ils le sont encore aujourd’hui comme vous pouvez le voir sur les photos) et soigneusement rangés dans des caisses, elles mêmes entreposées dans la crypte de la cathédrale.

Avec l’avancée allemande, il a été décidé de déplacer les caisses dans des carrières du Périgord pour les y cacher, du reste ce n’est rien de moins que notre Jean Moulin national qui organisa le transport, il était en effet préfet de Chartes à cette époque… Mais le temps manquait, seulement un peu plus de 500 caisses sur les 1000 ont été finalement déplacées de la crypte vers le Périgord.

Les vitraux retrouveront leur place en la cathédrale en 1948. 

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 Marcel.P 6 juin 1944

Mon grand père paternel  faisait ses études de médecine à Caen lors du débarquement.
Il habitait  en centre ville, rue Geôle juste à coté des murailles du château.
Au matin du 6 juin, il monte sur le toit où il entend et voit au loin les tirs de la marine alliée, ensuite les bombardements de l’aviation alliée… C’est bien le débarquement… Il décide de partir avec deux valises…

Voici son parcours :

– Il « remonte » vers le jardin des plantes de Caen.

Jardin des plantes détruit en 1944 après les bombardements  (Col. Aub.)

 

– Ensuite il part pour Maltot (sud-ouest de Caen) et récupère une brouette…

Village de Maltot après les combats.

– Puis Esquay-Notre-Dame où il ne reste pas, car en voyant l’installation d’une batterie d’artillerie allemande, il préfère partir : En effet le village (cote 112) va subir de lourds combats, le village fut totalement détruit…

Esquay Notre Dame – Cote 112
Esquay-Notre-Dame

 

– ensuite Evrecy.

Evrecy

 


– Il retourne à Caen pour récupérer son album photo, les rues sont désertes et en ruines…

Rue Geôle – Caen- 1944

Il va mettre plusieurs jours pour rejoindre la région parisienne, Sartrouville, où habitent ses parents…

Pendant son périple, il croisera quelques combattants, dont des canadiens.
L’un deux, lui donna son canif… Le voici aujourd’hui :

Il vit actuellement en région parisienne à bientôt 97 ans…

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Chuck Yeager

Chuck Yeager’s P-51, « Glamorous Glen III » with external fuel tanks mounted and sporting 12 kill flags.

Charles Elwood « Chuck » Yeager (né le 13 février 1923 à Myra, en Virginie-Occidentale) est un aviateur américain. Il est célèbre pour avoir été le premier à franchir le mur du son, à bord du Bell X-1, le 14 octobre 1947.

Le fameux Bell X-1 avec la dédicace de Chuck Yeager à mon nom

Chuck Yeager entre dans l’US Army Air Corps quelques mois avant l’engagement des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, le 12 septembre 1941. Affecté en Grande-Bretagne à partir de novembre 1943, il acquiert le statut d’as de l’aviation et termine le conflit avec le grade de capitaine et treize appareils allemands abattus à son palmarès.
Il est un des premiers pilotes à avoir abattu un Me 262.
Dans son autobiographie, il a évoqué les atrocités qu’il avait ordre de commettre contre les civils allemands : « Des atrocités furent commises par les deux camps. (…) Une zone de cinquante miles sur cinquante à l’intérieur de l’Allemagne fut assignée à nos soixante-quinze Mustangs et ils reçurent l’ordre de mitrailler tout ce qui bougeait. Le but était de démoraliser la population allemande. (…) Si quelqu’un avait refusé de participer (et, autant que je me souvienne, personne ne refusa), il aurait probablement été traîné en cour martiale. »
Yeager ajoute que, lors d’un briefing, il murmura à son voisin : « Si nous faisons des choses pareilles, nous devrons vraiment nous efforcer d’être dans le camp des vainqueurs. »
Il conjecture que, pour faire commettre ces atrocités, le haut commandement se donnait pour excuse l’imbrication entre armée et population civile dans l’Allemagne du temps de guerre : « Le fermier qui labourait son champ de pommes de terre nourrissait peut-être des troupes allemandes. Et parce que l’industrie allemande était détruite par les bombardements incessants, la fabrication de munitions était devenue une industrie artisanale, dispersée à travers le pays dans des centaines de maisons et de fabriques locales, ce qui était l’excuse des Britanniques pour les tapis de bombes et les bombes incendiaires sur cibles civiles. En guerre, les militaires hésiteront rarement à frapper des civils qui sont dans le chemin ou à prendre des civils pour cible pour diverses raisons stratégiques. »
Après la guerre, il reste dans l’US Air Force nouvellement créée et devint pilote-instructeur, puis pilote d’essai à partir de juillet 1945. Transféré sur la base de Muroc Field en Californie (aujourd’hui la base Edwards), il est le premier homme à franchir le mur du son le 14 octobre 1947 à 10 h 18, à bord du prototype Bell X-1, avion fusée dessiné d’après la balle de calibre 12,7 mm qui sort du canon d’un fusil à vitesse supersonique. La veille de ce vol historique, Chuck fait une chevauchée dans le désert et chute, se brisant deux côtes.

En septembre 1953, Chuck Yeager est l’un des premiers américains à piloter un MiG-15 qu’un pilote déserteur Nord-Coréen, No Kum-Sok, a remis à l’armée américaine.

En mai 1955, il retourne en Europe avec le grade de lieutenant-colonel pour prendre le commandement du 417th Fighter-Bomber Squadron sur la base de Hahn en RFA, puis sur la base de Toul-Rosières en France, de juillet 1956 à juillet 1957.

Le 10 décembre 1963, Yeager échappe de justesse à la mort, alors qu’il perd le contrôle du prototype Lockheed NF-104A à l’altitude de 108 700 pieds (33 131 mètres). Parvenant à s’éjecter après une chute vertigineuse de 100 200 pieds (30 540 mètres), il s’en sortira gravement brûlé.
Les deux vols sont racontés dans le livre de Tom Wolfe et le film du même nom de Philip Kaufman, L’Étoffe des héros (The Right Stuff).

En juillet 1966, il prend le commandement du 405th Fighter Wing sur la base aérienne américaine de Clarke, aux Philippines, et effectue 127 missions au-dessus du Viêt Nam.
Après avoir été promu brigadier-général en août 1969, Yeager occupe divers postes avant de prendre sa retraite de l’US Air Force le 1er mars 1975.

En 1986, il fit partie de la Commission Rogers chargée d’enquêter sur l’accident de la navette spatiale Challenger, détruite au lancement le 28 janvier 1986.
Le 14 octobre 1997, pour fêter l’anniversaire des 50 ans du passage du mur du son, il vole à bord d’un F15 Eagle et le repasse symboliquement.

October 1997 — Brigadier General Charles E. « Chuck » Yeager standing in front of his F-15 Eagle on the 50th Anniversary of his becoming the first man to break the speed of sound. (U.S. Air Force photo)

Divers:
Pour son vol à bord du Bell X-1, Chuck Yeager porte une Rolex Oyster ; la marque ne manque pas de le rappeler dans des campagnes publicitaires.
En 2003, alors âgé de 80 ans, il vole à Oshkosh sur un P-51 Mustang, en duo avec son camarade d’escadrille de l’époque, le colonel Bud Anderson.
Le 14 octobre 2012, jour anniversaire de son exploit, Felix Baumgartner devient le premier homme à passer le mur du son en chute libre.

Décorations:
Distinguished Service Medal
Silver Star avec une feuille de chêne en bronze (pour avoir abattu cinq Messerschmitt Bf 109 en une seule journée)
Distinguished Flying Cross avec deux feuilles de chêne en bronze (pour avoir abattu un Messerschmitt Me 262 et avoir passé le mur du son)
Legion of Merit avec une feuille de chêne en bronze
Bronze Star
Purple Heart
Air Medal avec deux feuilles de chêne en argent
Air Force Commendation Medal
Presidential Unit Citation avec une feuille de chêne en bronze
Air Force Outstanding Unit Award
American Defense Service Medal
American Campaign Medal
European-African-Middle Eastern Campaign Medal avec une étoile d’argent et 3 étoiles de bronze
World War II Victory Medal
Presidential Medal of Freedom
Congressional Silver Medal (1976), pour avoir passé le mur du son pour la première fois.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Chuck_Yeager

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Audie Murphy

Audie Leon Murphy (20 Juin 1925 – 28 mai 1971) est un des soldats américains les plus décorés lors de la seconde guerre mondiale. Il détient notamment :
La rare Medal of Honor
La Distinguished Service Cross
Deux Silver Star
Deux Bronze Star
Trois Purple Heart
La Legion of Merit
La Good Conduct Medal
L’American Campaign Medal
L’European-African-Middle Eastern Campaign Medal
La World War II Victory Medal
L’Army of Occupation Medal
L’Armed Forces Reserve Medal
Deux Presidential Unit Citation

Il deviendra apres la guerre acteur de cinéma.
Il décède le 28 mai 1971 dans un accident d’avion à seulement 45 ans.

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Paris 25 août 1944

 

 

Pourquoi voulez-vous que nous dissimulions l’émotion qui nous étreint

 

 

 

 

 

Pourquoi voulez-vous que nous dissimulions l’émotion qui nous étreint tous, hommes et femmes, qui sommes ici, chez nous, dans Paris debout pour se libérer et qui a su le faire de ses mains.

Non ! nous ne dissimulerons pas cette émotion profonde et sacrée. Il y a là des minutes qui dépassent chacune de nos pauvres vies.

Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré ! libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle.

Eh bien ! puisque l’ennemi qui tenait Paris a capitulé dans nos mains, la France rentre à Paris, chez elle. Elle y rentre sanglante, mais bien résolue. Elle y rentre, éclairée par l’immense leçon, mais plus certaine que jamais, de ses devoirs et de ses droits.

Je dis d’abord de ses devoirs, et je les résumerai tous en disant que, pour le moment, il s’agit de devoirs de guerre. L’ennemi chancelle mais il n’est pas encore battu. Il reste sur notre sol. Il ne suffira même pas que nous l’ayons, avec le concours de nos chers et admirables alliés, chassé de chez nous pour que nous nous tenions pour satisfaits après ce qui s’est passé. Nous voulons entrer sur son territoire comme il se doit, en vainqueurs.

C’est pour cela que l’avant-garde française est entrée à Paris à coups de canon.

C’est pour cela que la grande armée française d’Italie a débarqué dans le Midi ! et remonte rapidement la vallée du Rhône.

C’est pour cela que nos braves et chères forces de l’intérieur vont s’armer d’armes modernes.

C’est pour cette revanche, cette vengeance et cette justice, que nous continuerons de nous battre jusqu’au dernier jour, jusqu’au jour de la victoire totale et complète.

Ce devoir de guerre, tous les hommes qui sont ici et tous ceux qui nous entendent en France savent qu’il exige l’unité nationale. Nous autres, qui aurons vécu les plus grandes heures de notre Histoire, nous n’avons pas à vouloir autre chose que de nous montrer, jusqu’à la fin, dignes de la France. Vive la France !

Le Général De Gaulle, hôtel de ville de Paris.

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