Le coin théâtre : La démocrassouille

 
 
Voici un extrait de la pièce de théâtre « Meilleurs Alliés », un moment extraordinaire, la rencontre de De Gaulle et Churchill comme si on y était ! 
 
DE GAULLE – Oui, mais ça ne dure pas! Faites briller l’éclat de leur pays sur les scènes du monde, les Français vous applaudiront : vous êtes un grand homme, à qui l’on pardonne tout. Mais ils se lassent de la gloire, comme on se lasse d’une femme : un jour où l’autre, ils vous le font payer. Et ils retournent vite à l’ombre de leurs boutiques, en brûlant ce qu’ils adoraient la veille. Revenant à leur passe-temps favori…
 
CHURCHILL – Et qu’est-ce donc ?
 
DE GAULLE – Le café du commerce…Refaire le monde…Chaque Français a un avis sur tout : depuis l’admission des chiens dans les squares jusqu’à la conduite des affaires étrangères. Il est persuadé, au fond de lui-même, qu’il pourrait diriger le pays mieux que n’importe qui…La France, c’est 40 millions de présidents !
 
CHURCHILL – Décidément, vous n’aimez pas les Français !
 
DE GAULLE – La politique, la grande, c’est toujours un amour déçu… Et puis détrompez-vous : j’aime le peuple de France, pas ceux qui le représentent.Les politicards, les petits chefs de partis, ces bateleurs qui n’ont pas la queue d’une idée, qui ne sont à l’aise que dans la guéguerre des clans, le marigot des petites phrases, la carambouille…Tout ce qu’ils veulent, c’est revenir à leurs petites combines, celles où l’on se distribue les places, celles qui ont conduit la France au précipice ! Ce n’est pas de la démocratie qu’ils aiment, ces pygmées, c’est la démocrassouille, où ils se tiennent tous par la barbichette !
 
CHURCHILL – Ah, la démocratie…
 
DE GAULLE – Son drame, ce n’est pas le suffrage universel…Au fond, c’est très bien que la voix de l’ouvrier pèse autant que celle du Prix Nobel…De toute façon, les grands hommes sont aussi cons que les autres…Non, le problème ce sont les partis, ces machines à promouvoir des roublards, des va-de-la-gueule ou des ravis de la crèche… Des arsouilles qui prétendent ensuite gouverner un pays !
 
Hervé Bentégeat – meilleurs Alliés.
 

Le partage c'est la liberté

Le coin théâtre : ACTE I

 

Voici un extrait de la pièce de théâtre « Meilleurs Alliés », un moment extraordinaire, la rencontre de De Gaulle et Churchill comme si on y était !

La scène se passe le 4 juin, à 5 heures du soir, dans le wagon de Churchill, près de Portsmouth, aménagé en bureau de commandement.
 
De Gaulle : L’amour…Qu’est-ce que c’est, l’amour ? Un spasme de quelques secondes, aussi bref et violent qu’un coup de mitraillette, suivi d’un long malentendu…
Churchill : (Sortant des toilettes en réajustant son pantalon) Finalement, je crois que la seule supériorité de l’homme sur la femme, c’est qu’il peut pisser debout ! Vous savez où commence la sénilité, de Gaulle ? C’est quand on oublie de fermer sa braguette. Et vous savez où elle finit ? Quand on oublie de l’ouvrir !
 

Le partage c'est la liberté

Le coin théâtre : Meilleurs Alliés

“Le 4 juin 1944, Churchill convoque de Gaulle à Londres pour lui faire part de l’imminence du débarquement des troupes alliées en Normandie.
De Gaulle est furieux : la France libre est écartée de la plus grosse opération militaire de tous les temps, qui aura lieu sur les côtes de France.
La rencontre se passe très mal. Au point que Churchill envisage d’enfermer de Gaulle quelque part en Angleterre.
Un face-à-face orageux entre deux monstres de l’Histoire, qui éprouvent l’un pour l’autre un mélange d’estime et d’agacement, de fascination et d’exaspération.”
Le partage c'est la liberté