Lest we forget

Ils ne sont pas à Saint-James, Colleville-sur-Mer, bayeux, ou Bény-sur-Mer mais à Courances.

Ils ne sont pas des milliers, mais simplement six*.

Mais ils sont morts aussi pour notre liberté un 8 juin 1944.

Nous ne les oublions pas !

lest we forget

Le bombardier Halifax MZ568 EY-E   squadron 78 de la Royal Air Force qui avait décollé de Breighton à 22h52 le 7 juin 1944 pour un raid de nuit sur les installations ferroviaires du sud-ouest parisien s’est écrasé à 1H15, le 8 juin, à Corbeil.

A son bord :

F/O Royal Canadian Air Force John Arthur Cole (Pilote)

F/O  Royal Canadian Air Force Leonard Gold* (Navigateur, enterré à Corbeil-Essonnes)

George Norman Sgt Cribbin(Bombardier)

F/L Thomas Neish Watters Bisset (Radio)

Sgt Dennis Balmforth (Mecanicien)

Sgt Terence Newman (Mitrailleur)

Sgt Harry Tattler (Mitrailleur)

——

They are not at Saint-James, Colleville-sur-Mer, bayeux, or Bény-sur-Mer but to Courances.

There are not thousands, but just six *.

But they also died for our freedom on June 8, 1944.

Lest we forget !

The Royal Air Force’s Halifax bomber MZ568 EY-E Squadron 78 took off from Breighton at 22:52 p.m. June 7, 1944 for a night raid on railway facilities southwest of Paris and crashed at 01:15 a.m.  June 8 in Corbeil.

On board:

A / S Royal Canadian Air Force John Arthur Cole (pilot)

F / O Royal Gold Air Force Leonard Gold * (Navigator, buried in Corbeil-Essonnes)

Sergeant George Norman Cribbin (Bombardier)

F / L Thomas Neish Watters Bisset (radio)

Sgt Dennis Balmforth (mechanic)

Sgt Terence Newman (machine gunner)

Sgt Harry Tattler (machine gunner)


Le partage c'est la liberté

C’est le débarquement


Le Major Werner Pluskat n’aurait pas été présent à son poste d’observation Wn60 le matin du 6 juin pour voir la fabuleuse armada alliée se présenter au pied du mur de l’Atlantique, comme il le dit et comme nous pouvons le lire ou le voir dans le livre et film Le jour le plus long, mais en bonne compagnie auprès de la gente féminine…

Interview du major Pluskat le 5 juin 1964

 

Le partage c'est la liberté

27 mai 1943


Aujourd’hui 27 mai, journée nationale de la Résistance.
Elle correspond à la date de la première réunion du Conseil national de la Résistance, présidée par Jean Moulin le 27 mai 1943 à Paris.
Ne jamais oublier !

Le partage c'est la liberté

Le 9 mai 1945

La capitulation de l’armée allemande a été signé en France à Reims, très exactement le 7 mai 1945 à 2h41 du matin. Cet acte de reddition reconnaît la capitulation sans condition du Reich allemand et fixe la cessation des hostilités pour le 8 mai à 23h01.

Mais Staline furieux ne reconnait pas cette capitulation, son ennemi est allemand, il exigera que l’acte soit donc signé dans la capitale du Reich, c’est à dire Berlin et dans la zone occupée soviétique.

Une nouvelle signature de l’acte de capitulation a donc eu lieu à Berlin dans la soirée du mai 1945, à 23 h 01 (heure d’Europe centrale) précisément , ce qui nous donne le 9 mai à 00 h 01, heure de Moscou, compte tenu du décalage horaire.

La reddition des troupes allemandes a donc eu lieu le 9 mai pour les Russes.

Le partage c'est la liberté

Opération Abercrombie

Opération Abercrombie
21 au 22 avril 1942

Il s’agissait d’un raid bref de 2 heures à terre afin de reconnaitre les défenses côtières, faire des prisonniers, détruire une batterie de projecteurs et endommager les défenses. Composé de 100 hommes du No. 4 Commando et 50 hommes du Carleton and York Regiment canadien avec à leur tête lord Lovat. Cette opération servira de retour d’expérience en vue du débarquement sur Dieppe, la fameuse opération Jubilee d’août 1942.

Lord Lovat entouré ses hommes

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Opération Mincemeat

L’homme qui n’a jamais existé

Avril 1943 : Prenez un sdf anglais décédé, habillez-le en Major de l’armée britannique, attachez à sa main une mallette contenant des documents secrets décrivant les plans d’invasions, fictifs, des alliés. Mettez ce corps dans un sous-marin pour qu’il soit immergé au large de l’Espagne, afin que les papiers soient lus par les allemands.. et vous obtiendrez l’incroyable histoire du Major William Martin des Royal Marines… l’homme qui n’a jamais existé.

L’opération Mincemeat (littéralement « chair à pâté ») était un plan organisé par le contre-espionnage britannique et destiné à convaincre le grand quartier général allemand (OKW) que les Alliés envahiraient les Balkans et la Sardaigne au lieu de la Sicile, qui était leur réel objectif. Les Allemands devaient croire qu’ils avaient réussi à intercepter des documents hautement confidentiels qui détaillaient avec précision les futurs plans d’invasion.

Pour rendre le Major crédible, le capitaine de corvette Ewen Montagu, l’initiateur du projet, lui inventa une véritable identité, avec différents vrais faux documents (lettre de sa banque, talon de billet de théâtre, justificatif de logement, factures etc… et même une fiancée (bien réelle elle) qui lui fournie lettre d’amour et photo.

Les plus hautes autorités militaires fournirent des lettres et documents officiels pour les plans d’invasions.

Le major Martin, conservé dans de la neige carbonique et habillé dans son uniforme, a été placé dans une boîte en acier scellée, puis amené en Écosse pour prendre place à bord du sous-marin britannique HMS Seraph.

Le 19 avril 1943 le Seraph prit la mer et navigua jusqu’à se trouver à environ un mille au large d’Huelva sur la côte espagnole. Cet endroit avait été choisi parce que les Alliés savaient que l’Espagne, en dépit de son officielle neutralité, était en sympathie avec les puissances de l’Axe et de ce fait collaborait souvent avec les membres de l’Abwehr (le service de renseignement et d’espionnage allemand). De plus, ils savaient qu’un agent allemand était très actif à Huelva et qu’il entretenait d’excellents contacts avec les fonctionnaires espagnols.

À 4 h 30 le 30 avril le corps fut immergé. Il fut découvert à 7h30 par un pêcheur local qui le rapporta au port, et cette découverte fut transmise à l’Abwehr.

Quand le corps du major Martin fut restitué, les papiers furent examinés et les Britanniques purent constater qu’ils avaient été lus, puis remis soigneusement à leur place, et recelés. Il fut donc envoyé à Churchill et à Roosevelt la phrase « Mincemeat Swallowed Whole ». (Hâchis entièrement avalé).

Cette opération fut un réel succès, car la Wehrmacht transféra ailleurs ses divisions de Sicile et permit aux Alliés de réussir en douceur leur débarquement.

Le « major Martin » fut enterré avec les honneurs militaires le 4 mai à Huelva où il y repose toujours.

Qui était réellement le major Martin ?
Ce fut seulement en 1996 qu’un historien amateur nommé Roger Morgan put découvrir la preuve que « Martin » était un vagabond du Pays de Galles, alcoolique, qui s’appelait en réalité Glyndwr Michael et qui était mort d’ingestion de mort aux rats.

La pierre tombale porte maintenant son vrai nom, mais il sera à jamais connu sous le nom du major William Martin, qui, grâce à l’utilisation qui a été faite de son cadavre, aura épargné des milliers de vies.

Et pour mettre un peu d’image sur cette mémorable opération, voici la version hollywoodienne de cette histoire :

 

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Confinement Covid19 vs Leningrad

Vous avez dit confinement ? 15 jours ? 30 jours ? 45 jours ? soyons fous 60 jours ?

Et si je vous parle du siège de Leningrad, 872 jours !
On n’a pas fait « mieux » dans l’histoire moderne jusqu’au siège de Sarajevo dans les années 1990.
En effet, début septembre 1941, la Werhmarcht attaque la ville mais sa prise se révèle difficile, elle sera donc assiégée.
Durant 2 ans, 4 mois et 19 jours la ville sera quasiment coupée du monde. La nourriture y sera rationnée (Environ 1 000 000 de morts de faim, au mois de janvier 1942 pas loin de 4000 civils meurent de faim chaque jour. La ville comptait 3 000 000 d’habitants…), l’électricité coupée, plus de lumière et plus de chauffage (Au mois de janvier 1942 il faisait -45 °C…), sans compter les bombardements et les épidémies…
Les pertes militaires et civils s’élèvent à environ 1 800 000 morts !
Mais les russes ont tenu bon jusqu’à la liberation de la ville de son encerclement le 27 janvier 1944.

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Donald Duck fait de la propagande

Dès l’entrée en guerre des États-Unis en décembre 1941, après l’attaque de Pearl Harbor, la propagande est devenue une priorité et le gouvernement américain le sait.
Les studios Disney décrochent  alors un contrat militaire le 8 décembre 1941.
Disney doit  produire 20 courts métrages d’enseignement pour l’armée, ils en feront 77 jusqu’en 1945.
Les studios vont changer de vedette, mettant en avant Donald Duck. Plus colérique et bagarreur, il fait passer un message plus fort que Mickey car ce dernier est vu comme trop joyeux et manquant de caractère.

 

Le partage c'est la liberté

Des patchs oui mais des patchs Disney !

La période de la Seconde Guerre mondiale est marquée d’une convergence effrénée vers l’effort de guerre. Un très grand nombre d’entreprises qui n’ont rien à voir avec la guerre vont concentrer une partie de leur travail, voir la totalité, vers une demande toujours grandissante du gouvernement.
Les studios Disney y participeront eux aussi à leur manière.
En effet, de nombreux insignes militaires à la demande des bataillons, escadrilles et autres divisions de l’armée américaine seront dessinés par les studios Disney.
Plus de 1 200 insignes seront créés par des artistes des fameux studios. Souvent à partir d’une demande précise, comme pour les célèbres Flying Tigers.

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