Une histoire qui ne manque pas de mordant

🎌 Le général Hideki Tojo était le premier ministre et le ministre de l’Armée Imperiale du Japon lors la Seconde Guerre mondiale.
📄 Figurant sur la liste des criminels de guerre, il est arrêté le 11 septembre 1945.
⛓ Sa détention préventive débute mal, en effet, une rage de dents le fait souffrir et l’empêche de s’exprimer correctement.
🥼Le dentiste de la Navy, le docteur George Foster, doit lui retirer toutes les dents supérieures qui sont cariées, il ne reste plus que 7 dents inférieures à Tojo.
🦷 Une prothèse doit être réalisée pour la partie supérieure de la mâchoire de Tojo, c’est un prothésiste de 22 ans Jack Mallory de l’US Navy qui va s’en charger.
📋 La procédure militaire pour les appareils dentaires consistait à graver le nom, le grade et le matricule du patient sur les prothèses.
👥 Les collègues de Malory font pression sur lui pour qu’il inscrive plutôt la phrase « Remember Pearl Harbor » (Souviens-toi de Pearl Harbor) sur la prothèse…
🛠 Lors de la réalisation de la prothèse, à l’insu de son futur propriétaire, le prothésiste  » personnalise » donc la prothèse de Tojo en inscrivant une gravure sur la prothèse… En code Morse il inscrit la phrase demandée :
🇺🇸  » Remember Pearl Harbor »🇺🇸
Tojo peut se présenter à son procès dans de bonnes conditions avec en bonus une prothèse dédicacée…
Le Général Tojo lors de son procès.
🗣 Peu de personnes sont au courant de cette inscription, mais Malory en parle à deux nouveaux collègues. L’un deux en parle dans une lettre adressée à ses parents, si bien que l’histoire circule dans tout le pacifique, dans les journaux, et arrive aux oreilles du supérieur de Malory, le major William Hill qui trouve cette farce amusante mais demande que la gravure soit effacée pour faire disparaître les traces de cette blague de mauvais goût!
❌ 3 mois après la réalisation de la prothèse, Tojo est réveillé en pleine nuit
sous prétexte d’un travail urgent sur sa prothèse.
⭕️ L’inscription sera effacée de la prothèse. Tojo, du moins officiellement, ignore tout de cette blague qui ne manque pas de mordant !
⚖️ Condamné pour crimes de guerre, Hideki Tojo est pendu le 23 septembre 1948 après avoir retiré sa prothèse pour la dernière fois.
Bien des années après, Jack Mallory en train de raconter cette surprenante histoire à une équipe de tournage d’une chaîne de télévision japonaise.
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Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place…

🕵🏼 Depuis le printemps 1943, les services allemands sont sur la piste des cadres de l’Armée secrète (AS)…

🔎 Une enquête qui va les mener rapidement au sommet de l’organigramme de l’armée des ombres.

🚃 Le 9 juin 1943, au métro La Muette à Paris, le général Delestraint, chef de l’AS, et Joseph Gastaldo, chef d’état-major adjoint et responsable du 2 Bureau, sont arrêtés.

🗓 Douze jours plus tard, à Caluire, dans la maison du docteur Dugoujon, en même temps que Jean Moulin (REX), c’est la plus grande partie de l’état-major de l’AS qui tombe : Henri Aubry (chef d’état-major), André Lassagne (adjoint de Gastaldo), le colonel Albert Lacaze, le colonel Émile Schwartzfeld (pressenti pour succéder au
général Delestraint), Bruno Larat (responsable du Centre des opérations de parachutages et d’atterrissages), Raymond Aubrac (responsable militaire de Libération-Sud) et René Hardy.

📋 Un télégramme de Claude Bouchinet-Serreulles (Sophie) transmis au BCRA à Londres rend compte de l’ampleur de la prise opérée par la Sipo-SD – la police allemande – et l’Abwehr – les services de contre-espionnage : « AS SUD provisoirement décapitée »…

🔥L’Armée secrète est décapitée peut-être, mais l’Armée secrète ne sera jamais vaincue, son feu sacré brûle encore !

🎙🎶 Comme le chante si bien Germaine Sablon dans la chanson « Le Chant des partisans » quelques mois avant cette arrestation :  » Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place… »

(Source : MRN/Musée de la Résistance Nationale)

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Kommando Nowotny

Jagdgeschwader 7

Major Walter Nowotny – 258 victoires.
Mort le 8 novembre 1944, à 23 ans.

« Le lendemain, alerte!
Arrivée d’une puissante formation de bombardiers américains.

Le groupe décolle mais la chasse avancée qui précède les bombardiers ennemis est déjà au-dessus de l’aérodrome.
Nous tremblons pour chaque Me 262 qui roule vers la piste.
L’escadrille de chasse chargée de protéger les décollages et les atterrissages, et qui est équipée de chasseurs à hélice, est déjà engagée dans de violents combats aériens.
Les canons de Flak de petit calibre installés en grand nombre autour de l’aérodrome, aboient furieusement.
Les «Mustangs» et les « Thunderbolts» ne parviennent pas à empêcher le décollage de nos chasseurs à réaction.
C’est néanmoins critique et excitant. Nowotny a décollé aussi.
A la radio, nous entendons ses ordres d’attaque. Voici qu’il annonce sa première victoire, mais l’un de ses turboréacteurs ne fonctionne plus. Il veut tenter de revenir. Il ne peut plus être loin. Nous sortons. On ne voit pas grand-chose : six dixièmes de nuages.
Voici le bruit sifflant d’un Me 262. Cela doit être Nowotny.  On entend nettement les rafales des canons à tir rapide et des mitrailleuses. Combat aérien ! Quelques secondes plus tard, un Me 262 sort verticalement des nuages et s’écrase au sol. L’explosion forme un nuage noir qui monte vers le ciel.
C’était le dernier vol du premier commandant d’une unité de chasseurs à réaction. »

Extrait de : Les premiers et les derniers – Adolf Galland –

 

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1038 à jamais dans nos souvenirs

Ils étaient 1038

1038 Compagnons de La Libération

1038 de cet ordre fondé par De Gaulle

1038 pour libérer la France

1038 dont Hubert Germain sonne la fin

1038 à jamais dans nos souvenirs

Patriam Servando, Victoriam Tulit (En servant la Patrie, il a remporté la victoire)

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La lune de miel d’Ernest Kreiling

Photographie Life Magazine

Ernest Kreiling était staff-sergeant  au 114ème régiment d’infanterie de la 44ème division d’infanterie US.

En 1947, il revisite les champs de bataille en Lorraine avec sa femme à vélo. Le photographe du magazine LIFE Anthony Linck a suivi le couple et a documenté leur bien étrange lune de miel.

 

https://www.bygonely.com/honeymoon-in-battlefields-of-wwii/

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Blessé au front ? Non…Au genou !

Zur Normandie front
L’esprit est un abri commode où se réfugient et tiennent à l’aise toutes les confusions.
Paul Nougé.

L’anecdote est brève, mais n’est pas triste…

En 1955, lors du dixième anniversaire de la fin de la guerre, alors que je venais de commencer ma carrière dans le journalisme, j’ai eu l’idée d’aller dans un hôpital réservé aux vétérans pour leur demander de me raconter à quel endroit ils se trouvaient le jour précis de la Victoire et la manière dont ils ont vécu l’événement historique.

Mon reportage était destiné à être publié dans un grand hebdomadaire de l’époque et diffusé également sur les ondes de Radio-Canada.

De doute évidence, la première question adressée aux anciens militaires devait concerner leur état de santé. J’ai donc demandé au premier homme qui s’est présenté à mon micro :

  • Avez-vous été blessé au front ?
    sa réponse a été on ne peut plus spontanée.
  • Non, me dit-il, moi, c’est au genou !
    Je me suis liquéfié parce que nous étions en direct !
  • Je comprends, lui dis-je faisant mine de rien. Vous avez donc été blessé au genou…au front !
  • Non. Juste au genou. Pas au front ! corrigea-t-il en se demandant sûrement s’il n’avait pas affaire à un journaliste pas très futé ou dur d’oreille…
    Pour enchaîner, je l’ai prié de me dire comment, à son retour de la guerre (j’ai évité de dire « retour du front »), il avait retrouvé les siens.
  • Je suis allé revoir ma sœur, mais, hélas, je ne l’ai pas trouvée. Son appartement était occupé par des gens que je ne connaissais pas et qui n’avaient jamais entendu parler  d’elle. J’ai imaginé qu’elle était morte et que personne ne m’en avait jamais rien dit. Après tout, on était en guerre…

    la beauté de l’histoire, c’est qu’après avoir publié le reportage, accompagné de la photo de l’ancien combattant, j’ai reçu une lettre de sa soeur, qui était bel et bien vivante…Elle avait simplement changé d’adresse. À la fin des combats, sans nouvelles de son frère, elle s’était dit que celui-ci était probablement mort à la guerre ou, si vous préférez…au front !

Extrait du livre,  Les belles histoires d’une sale guerre – Alain Stanké.

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Douglas Bader

Douglas Bader
Lors d’une rencontre avec des étudiantes, l’as de la RAF Douglas Bader a parlé de la guerre :

« Et donc, deux de ces enfoirés sont derrière moi, trois enfoirés à droite et un enfoiré à gauche. »

La directrice est devenue pâle et ajoute : « Mesdames, le Fokker est un avion allemand ! »

Ce à quoi Sir Douglas a répondu :
« Peut-être, madame, mais ces enfoirés étaient sur Messerschmitt ! »

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mon Dieu, ne m’oubliez pas…

Partout, à bord de tous les navires de l’immense flotte, les hommes qui, à l’aube, allaient écrire une page d’histoire, s’installèrent de leur mieux, pour prendre un peu de repos. En se roulant dans ses couvertures, le commandant Philippe Kieffer, de l’unique commando français, se rappela la prière de sir Jacob Astley à la bataille d’Edgehill, en 1642 :
Mon Dieu, pria Kieffer, Vous savez que je vais être terriblement occupé aujourd’hui. Si je Vous oublie, mon Dieu, ne m’oubliez pas…

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Lord Lovat

Simon Christopher Joseph Fraser dit Lord Lovat :

« Vous allez rentrer chez vous.Vous serez les premiers militaires français en uniforme à casser la gueule des boches en France même.Vous aller nous montrer ce que vous savez faire. »

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