mon Dieu, ne m’oubliez pas…

Partout, à bord de tous les navires de l’immense flotte, les hommes qui, à l’aube, allaient écrire une page d’histoire, s’installèrent de leur mieux, pour prendre un peu de repos. En se roulant dans ses couvertures, le commandant Philippe Kieffer, de l’unique commando français, se rappela la prière de sir Jacob Astley à la bataille d’Edgehill, en 1642 :
Mon Dieu, pria Kieffer, Vous savez que je vais être terriblement occupé aujourd’hui. Si je Vous oublie, mon Dieu, ne m’oubliez pas…

Le partage c'est la liberté

Lord Lovat

Simon Christopher Joseph Fraser dit Lord Lovat :

« Vous allez rentrer chez vous.Vous serez les premiers militaires français en uniforme à casser la gueule des boches en France même.Vous aller nous montrer ce que vous savez faire. »

Le partage c'est la liberté

La résistance continue

Un chant s’envole

Fenêtre grillagée, bâtisse où règne l’ombre,

Où le soleil ne luit qu’entre des murs très hauts,

Où le regard cherchant des horizons nouveaux

Se heurte à la grisaille, l’uniformité sombre.

C’est la triste Roquette où, bien loin de la vie,

Sont celles qu’on accuse d’aimer trop leur Patrie

Un chant s’envole et monte et remplit le faubourg,

Clamant bien haut la haine, la souffrance et l’espoir.

Français, délivrez-nous ! Vous ne pouvez savoir

Combien dure est l’attente et le silence lourd !

jacqueline Farge – La Roquette – 14 juillet 1943.

Extrait de La France Torturée de Gérard Bouaziz (Préface de Lucie Aubrac) 

 

Le partage c'est la liberté

L’invasion dans 48 heures

Extrait traduit du journal des marches et opérations de la 15ème armée allemande faisant allusion au message Verlaine capté sur la BBC par les services de renseignements allemand.

« Les sanglots longs des violons de l’automne

Blessent mon coeur d’une langueur monotone. »

D’après ce message l’invasion commencera dans les prochaines 48 heures….

Le partage c'est la liberté

Je reprends ma valise

Voici une chanson, quelque peu détournée, qu’aimait chanter ma grand mère dans les années 40 en Normandie ! Je l’embrasse au passage.

Je reprends ma valise,
Ma canne et mon pépin,
Ma grosse malle grise et mon p’tit sac à main.
Et je pars à la gare en disant j’en ai marre de la gueule à Pétain !

Le partage c'est la liberté

La Marseillaise

De très nombreux témoignages évoquent ces Marseillaises chantées à pleins poumons comme ultime forme de résistance, de révolte et de solidarité quand toute autre était impossible. Même dans les prisons allemandes, comme à Montluc, en ce printemps 1944, où la Gestapo vint régulièrement prélever des otages : « Pour cette fois*, notre cellule avait de la chance, car personne n’a été désigné pour cette nouvelle aventure. Le commandement pour le départ a été répété par tous les surveillants. Moments inoubliables. Tous les partants entonnèrent la « Marseillaise ». Plus les brutes de la Gestapo et les soldats de l’escorte criaient et menaçaient pour faire taire, plus nos camarades chantaient fort. Il y eut des coups de poing et des coups de crosse. Nous, dans les cellules, les larmes aux yeux, nous les approuvions en frappant tant que nous le pouvions avec nos mains et nos pieds contre la porte. Jamais je n’ai entendu chanter notre hymne national avec autant de conviction. Puis c’était le « Chant des Adieux ». Nous les entendions s’éloigner ».

*Témoignage de René Bronner. Extrait de La France Torturée de Gérard Bouaziz (Préface de Lucie Aubrac, un livre difficile mais à lire absolument) 

Le partage c'est la liberté

Bloody Omaha

 

Le colonel George A. Taylor, commandant du 16 ème régiment  de la fameuse 1 ère division d’infanterie « The big red one », hurle à ses troupes sur Omaha beach : « Il y a deux sortes de personnes qui restent sur cette plage: celles qui sont mortes et celles qui vont mourir. Maintenant, sortons d’ici. »

Le partage c'est la liberté