Kommando Nowotny

Jagdgeschwader 7

Major Walter Nowotny – 258 victoires.
Mort le 8 novembre 1944, à 23 ans.

« Le lendemain, alerte!
Arrivée d’une puissante formation de bombardiers américains.

Le groupe décolle mais la chasse avancée qui précède les bombardiers ennemis est déjà au-dessus de l’aérodrome.
Nous tremblons pour chaque Me 262 qui roule vers la piste.
L’escadrille de chasse chargée de protéger les décollages et les atterrissages, et qui est équipée de chasseurs à hélice, est déjà engagée dans de violents combats aériens.
Les canons de Flak de petit calibre installés en grand nombre autour de l’aérodrome, aboient furieusement.
Les «Mustangs» et les « Thunderbolts» ne parviennent pas à empêcher le décollage de nos chasseurs à réaction.
C’est néanmoins critique et excitant. Nowotny a décollé aussi.
A la radio, nous entendons ses ordres d’attaque. Voici qu’il annonce sa première victoire, mais l’un de ses turboréacteurs ne fonctionne plus. Il veut tenter de revenir. Il ne peut plus être loin. Nous sortons. On ne voit pas grand-chose : six dixièmes de nuages.
Voici le bruit sifflant d’un Me 262. Cela doit être Nowotny.  On entend nettement les rafales des canons à tir rapide et des mitrailleuses. Combat aérien ! Quelques secondes plus tard, un Me 262 sort verticalement des nuages et s’écrase au sol. L’explosion forme un nuage noir qui monte vers le ciel.
C’était le dernier vol du premier commandant d’une unité de chasseurs à réaction. »

Extrait de : Les premiers et les derniers – Adolf Galland –

 

Le partage c'est la liberté

1038 à jamais dans nos souvenirs

Ils étaient 1038

1038 Compagnons de La Libération

1038 de cet ordre fondé par De Gaulle

1038 pour libérer la France

1038 dont Hubert Germain sonne la fin

1038 à jamais dans nos souvenirs

Patriam Servando, Victoriam Tulit (En servant la Patrie, il a remporté la victoire)

Le partage c'est la liberté

La lune de miel d’Ernest Kreiling

Photographie Life Magazine

Ernest Kreiling était staff-sergeant  au 114ème régiment d’infanterie de la 44ème division d’infanterie US.

En 1947, il revisite les champs de bataille en Lorraine avec sa femme à vélo. Le photographe du magazine LIFE Anthony Linck a suivi le couple et a documenté leur bien étrange lune de miel.

 

https://www.bygonely.com/honeymoon-in-battlefields-of-wwii/

Le partage c'est la liberté

Blessé au front ? Non…Au genou !

Zur Normandie front
L’esprit est un abri commode où se réfugient et tiennent à l’aise toutes les confusions.
Paul Nougé.

L’anecdote est brève, mais n’est pas triste…

En 1955, lors du dixième anniversaire de la fin de la guerre, alors que je venais de commencer ma carrière dans le journalisme, j’ai eu l’idée d’aller dans un hôpital réservé aux vétérans pour leur demander de me raconter à quel endroit ils se trouvaient le jour précis de la Victoire et la manière dont ils ont vécu l’événement historique.

Mon reportage était destiné à être publié dans un grand hebdomadaire de l’époque et diffusé également sur les ondes de Radio-Canada.

De doute évidence, la première question adressée aux anciens militaires devait concerner leur état de santé. J’ai donc demandé au premier homme qui s’est présenté à mon micro :

  • Avez-vous été blessé au front ?
    sa réponse a été on ne peut plus spontanée.
  • Non, me dit-il, moi, c’est au genou !
    Je me suis liquéfié parce que nous étions en direct !
  • Je comprends, lui dis-je faisant mine de rien. Vous avez donc été blessé au genou…au front !
  • Non. Juste au genou. Pas au front ! corrigea-t-il en se demandant sûrement s’il n’avait pas affaire à un journaliste pas très futé ou dur d’oreille…
    Pour enchaîner, je l’ai prié de me dire comment, à son retour de la guerre (j’ai évité de dire « retour du front »), il avait retrouvé les siens.
  • Je suis allé revoir ma sœur, mais, hélas, je ne l’ai pas trouvée. Son appartement était occupé par des gens que je ne connaissais pas et qui n’avaient jamais entendu parler  d’elle. J’ai imaginé qu’elle était morte et que personne ne m’en avait jamais rien dit. Après tout, on était en guerre…

    la beauté de l’histoire, c’est qu’après avoir publié le reportage, accompagné de la photo de l’ancien combattant, j’ai reçu une lettre de sa soeur, qui était bel et bien vivante…Elle avait simplement changé d’adresse. À la fin des combats, sans nouvelles de son frère, elle s’était dit que celui-ci était probablement mort à la guerre ou, si vous préférez…au front !

Extrait du livre,  Les belles histoires d’une sale guerre – Alain Stanké.

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Douglas Bader

Douglas Bader
Lors d’une rencontre avec des étudiantes, l’as de la RAF Douglas Bader a parlé de la guerre :

« Et donc, deux de ces enfoirés sont derrière moi, trois enfoirés à droite et un enfoiré à gauche. »

La directrice est devenue pâle et ajoute : « Mesdames, le Fokker est un avion allemand ! »

Ce à quoi Sir Douglas a répondu :
« Peut-être, madame, mais ces enfoirés étaient sur Messerschmitt ! »

Le partage c'est la liberté

mon Dieu, ne m’oubliez pas…

Partout, à bord de tous les navires de l’immense flotte, les hommes qui, à l’aube, allaient écrire une page d’histoire, s’installèrent de leur mieux, pour prendre un peu de repos. En se roulant dans ses couvertures, le commandant Philippe Kieffer, de l’unique commando français, se rappela la prière de sir Jacob Astley à la bataille d’Edgehill, en 1642 :
Mon Dieu, pria Kieffer, Vous savez que je vais être terriblement occupé aujourd’hui. Si je Vous oublie, mon Dieu, ne m’oubliez pas…

Le partage c'est la liberté

Lord Lovat

Simon Christopher Joseph Fraser dit Lord Lovat :

« Vous allez rentrer chez vous.Vous serez les premiers militaires français en uniforme à casser la gueule des boches en France même.Vous aller nous montrer ce que vous savez faire. »

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La résistance continue

Un chant s’envole

Fenêtre grillagée, bâtisse où règne l’ombre,

Où le soleil ne luit qu’entre des murs très hauts,

Où le regard cherchant des horizons nouveaux

Se heurte à la grisaille, l’uniformité sombre.

C’est la triste Roquette où, bien loin de la vie,

Sont celles qu’on accuse d’aimer trop leur Patrie

Un chant s’envole et monte et remplit le faubourg,

Clamant bien haut la haine, la souffrance et l’espoir.

Français, délivrez-nous ! Vous ne pouvez savoir

Combien dure est l’attente et le silence lourd !

jacqueline Farge – La Roquette – 14 juillet 1943.

Extrait de La France Torturée de Gérard Bouaziz (Préface de Lucie Aubrac) 

 

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