The Liberators

Lithographie « The Liberators », avec les signatures originales de quatre vétérans de la fameuse Easy Compagny, du 506 régiment de la 101 eme division aéroportée, rendue célèbre par la série « Band of Brothers ».
C’est un exemplaire unique, car chaque lithographie est signée par les vétérans de ce 506 régiment.

Vétérans dont la signature est présente sur la lithographie

Lynn Compton dit Buck Compton
Lynn Compton dit Buck Compton
Donald Malarkey
Donald Malarkey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Darrell Powers dit Shifty Powers
Darrell Powers dit Shifty Powers

 

 

 

 

 

 

Earl ‘One Lung’ McClung
Le partage c'est la liberté

Ne m’oublie pas

Toujours sympa à écouter « Un été 44 » : la comédie musicale signée Jean-Jacques Goldman, Charles Aznavour, Alain Chamfort, Yves Duteil, Maxime Le Forestier etc…

Le partage c'est la liberté

 Marcel.P 6 juin 1944

Mon grand père paternel  faisait ses études de médecine à Caen lors du débarquement.
Il habitait  en centre ville, rue Geôle juste à coté des murailles du château.
Au matin du 6 juin, il monte sur le toit où il entend et voit au loin les tirs de la marine alliée, ensuite les bombardements de l’aviation alliée… C’est bien le débarquement… Il décide de partir avec deux valises…

Voici son parcours :

– Il « remonte » vers le jardin des plantes de Caen.

Jardin des plantes détruit en 1944 après les bombardements  (Col. Aub.)

 

– Ensuite il part pour Maltot (sud-ouest de Caen) et récupère une brouette…

Village de Maltot après les combats.

– Puis Esquay-Notre-Dame où il ne reste pas, car en voyant l’installation d’une batterie d’artillerie allemande, il préfère partir : En effet le village (cote 112) va subir de lourds combats, le village fut totalement détruit…

Esquay Notre Dame – Cote 112
Esquay-Notre-Dame

 

– ensuite Evrecy.

Evrecy

 


– Il retourne à Caen pour récupérer son album photo, les rues sont désertes et en ruines…

Rue Geôle – Caen- 1944

Il va mettre plusieurs jours pour rejoindre la région parisienne, Sartrouville, où habitent ses parents…

Pendant son périple, il croisera quelques combattants, dont des canadiens.
L’un deux, lui donna son canif… Le voici aujourd’hui :

Il vit actuellement en région parisienne à bientôt 97 ans…

Le partage c'est la liberté

Paris 25 août 1944

Pourquoi voulez-vous que nous dissimulions l’émotion qui nous étreint tous, hommes et femmes, qui sommes ici, chez nous, dans Paris debout pour se libérer et qui a su le faire de ses mains.

Non ! nous ne dissimulerons pas cette émotion profonde et sacrée. Il y a là des minutes qui dépassent chacune de nos pauvres vies.

Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré ! libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle.

Eh bien ! puisque l’ennemi qui tenait Paris a capitulé dans nos mains, la France rentre à Paris, chez elle. Elle y rentre sanglante, mais bien résolue. Elle y rentre, éclairée par l’immense leçon, mais plus certaine que jamais, de ses devoirs et de ses droits.

Je dis d’abord de ses devoirs, et je les résumerai tous en disant que, pour le moment, il s’agit de devoirs de guerre. L’ennemi chancelle mais il n’est pas encore battu. Il reste sur notre sol. Il ne suffira même pas que nous l’ayons, avec le concours de nos chers et admirables alliés, chassé de chez nous pour que nous nous tenions pour satisfaits après ce qui s’est passé. Nous voulons entrer sur son territoire comme il se doit, en vainqueurs.

C’est pour cela que l’avant-garde française est entrée à Paris à coups de canon.

C’est pour cela que la grande armée française d’Italie a débarqué dans le Midi ! et remonte rapidement la vallée du Rhône.

C’est pour cela que nos braves et chères forces de l’intérieur vont s’armer d’armes modernes.

C’est pour cette revanche, cette vengeance et cette justice, que nous continuerons de nous battre jusqu’au dernier jour, jusqu’au jour de la victoire totale et complète.

Ce devoir de guerre, tous les hommes qui sont ici et tous ceux qui nous entendent en France savent qu’il exige l’unité nationale. Nous autres, qui aurons vécu les plus grandes heures de notre Histoire, nous n’avons pas à vouloir autre chose que de nous montrer, jusqu’à la fin, dignes de la France. Vive la France !

Le Général De Gaulle, hôtel de ville de Paris.

Le partage c'est la liberté