USM3 trench knife

Voila le petit dernier est arrivé !

Il s’agit d’un M3 A.C.C, donc fabriqué par Aerial Cutlery Company à Marinette dans le Wisconsin.

USM3 ACC et son fourreau USM8 premier type

Ce modèle est assez rare, en effet Aerial est le 3ème plus rare fabricant d’USM3. Sur les plus de 2,5 millions d’USM3 produits entre 1943 et 1944, 9 sociétés se partagent la fabrication.

Marquage garde du fabricant Aerial Cutlery Company

Boker et Robeson company sont les deux plus rares avec un peu plus de 30000 unités produites pour chacun des fabricants. Ensuite Aerial avec 51748. Puis, les chiffres s’envolent au dessus des 120000 chez Pal Blade & Tool Company, pour atteindre les 656520 pour le fabricant Utica et même 854015 pour le plus gros fabricant, en l’occurrence Imperial Knife Compagny.  Ces deux plus gros fabricants complètent ma petite collection.

Utica et Imperial avec fourreaux M8 second type

Utica, Aerial, Imperial avec fourreaux M8 et M6

Quant aux fourreaux, les premiers modèles en cuir nommés M6 sont également rares. En effet ils sont uniquement fabriqués en 1943 par 6 fabricants et rapidement remplacés car jugés trop fragiles.

Exemple, seulement 66457 exemplaires pour le Viner Bros Shoe Company en ma possession sur les quelques 310000 M6 produits.

Un nouveau fourreau en résine et fibre voit donc le jour. Il ne sera produit, pendant la seconde guerre mondiale, que par une seule société, la Beckwith Manufacturing Company de Dover dans le New Hampshire à environ 1,7 million d’exemplaires , sous la désignation M8. Le cahier des charges sera modifié plusieurs fois avec l’ajout d’un crochet type M-1910, et d’un renfort métallique à l’extrémité pour la dernière version, estampillée M8A1 (3,125 millions d’exemplaires).

Le partage c'est la liberté

« Shōwa Tennō » Hirohito 124e empereur du Japon

14 aout 1945

« Shōwa Tennō »  Hirohito 124e empereur du Japon

« …Cependant, c’est en conformité avec les décrets du temps et du sort que Nous avons résolu d’ouvrir la voie à une ère de paix grandiose pour toutes les générations à venir en endurant ce qu’on ne saurait endurer et en supportant l’insupportable. »

Le partage c'est la liberté

Paris 25 août 1944

Pourquoi voulez-vous que nous dissimulions l’émotion qui nous étreint tous, hommes et femmes, qui sommes ici, chez nous, dans Paris debout pour se libérer et qui a su le faire de ses mains.

Non ! nous ne dissimulerons pas cette émotion profonde et sacrée. Il y a là des minutes qui dépassent chacune de nos pauvres vies.

Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré ! libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle.

Eh bien ! puisque l’ennemi qui tenait Paris a capitulé dans nos mains, la France rentre à Paris, chez elle. Elle y rentre sanglante, mais bien résolue. Elle y rentre, éclairée par l’immense leçon, mais plus certaine que jamais, de ses devoirs et de ses droits.

Je dis d’abord de ses devoirs, et je les résumerai tous en disant que, pour le moment, il s’agit de devoirs de guerre. L’ennemi chancelle mais il n’est pas encore battu. Il reste sur notre sol. Il ne suffira même pas que nous l’ayons, avec le concours de nos chers et admirables alliés, chassé de chez nous pour que nous nous tenions pour satisfaits après ce qui s’est passé. Nous voulons entrer sur son territoire comme il se doit, en vainqueurs.

C’est pour cela que l’avant-garde française est entrée à Paris à coups de canon.

C’est pour cela que la grande armée française d’Italie a débarqué dans le Midi ! et remonte rapidement la vallée du Rhône.

C’est pour cela que nos braves et chères forces de l’intérieur vont s’armer d’armes modernes.

C’est pour cette revanche, cette vengeance et cette justice, que nous continuerons de nous battre jusqu’au dernier jour, jusqu’au jour de la victoire totale et complète.

Ce devoir de guerre, tous les hommes qui sont ici et tous ceux qui nous entendent en France savent qu’il exige l’unité nationale. Nous autres, qui aurons vécu les plus grandes heures de notre Histoire, nous n’avons pas à vouloir autre chose que de nous montrer, jusqu’à la fin, dignes de la France. Vive la France !

Le Général De Gaulle, hôtel de ville de Paris.

Le partage c'est la liberté