SHAEF : Organisation du commandement pour le débarquement.

   Général
Dwight D. Eisenhower ( † 1890-1969)
Commandant suprême des forces expéditionnaires alliées

Maréchal de l’air
Sir Arthur Tedder ( † 1890-1967)
Adjoint du commandant suprême

 

Général de corps d’armée
Walter Bedell-Smith ( † 1895-1961)
Chef d’état-major du commandant suprême

 

Général
Sir Bernard Law Montgomery († 1887-1976)
Commandant du 21ème groupe d’armées  
commandant des forces terrestres.

 

Maréchal de l’air
Sir Trafford Leigh-Mallory ( † 1892-1944)
Commandant des forces aériennes.

 

Amiral
Sir Bertram H. Ramsay († 1883-1945)
 Commandant des forces navales.

 

Général d’armée
Omar Bradley ( † 1893-1981)
Commandant de la 1ère armée américaine.

 

Général d’armée
Sir Miles Dempsey ( † 1896-1969)
 Commandant de la 2ème armée britannique.

 

Général
Lewis Brereton ( † 1890-1967)
9ème U.S army air force,
 Force tactique stratégique.

 

Amiral
Alan G. Kirk ( † 1888-1963)
 Force tactique navale de l’ouest.

 

Général de division
Leonard T. Gerow ( † 1888-1982)
Commandant du 5ème corps américain.
OMAHA BEACH

 

Général de division
Lawton Collins († 1905-1992)
Commandant du 7ème corps américain.
UTAH BEACH

 

 

Général de division
J. T. Crocker ( † 1899-1963)
Commandant du 1er corps anglais.
 JUNO SWORD

 

Général de division
Gerard Bucknall († 1894-1980)
Commandant du 30ème corps anglais.
GOLD BEACH

 

Maréchal de l’air
Sir Arthur Coningham ( † 1895-1948)
2ème force tactique de la R.A.F

 

Amiral
Sir Philip L. Vian († 1894-1968)
 Force tactique navale de l’est.

 

 

Le partage c'est la liberté

Commando Kieffer

 

Philippe Kieffer

Philippe Kieffer est né le 24 octobre 1899 au Port aux Princes (Haïti). Il est diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.La guerre le trouve en Amérique, où il est directeur de banque. Quartier-maître de réserve pour avoir suivi les cours des EOR de Navale en 1918, il se présente comme tel en France, le 2 septembre 1939, comme volontaire dans l’armée de Terre, alors que son âge (40 ans) aurait pu servir de prétexte parfaitement acceptable pour rester à New-York.
Il passe ensuite dans la Marine le 10 septembre 1939.L’attaque allemande de mai 1940 le trouve à Dunkerque, à l’Etat-major de l’Amiral Nord jusqu’au 17 juin, après quoi il passe en Angleterre, à Londres, le 19 juin 1940.
Il s’engage aux Forces Navales Françaises Libres, le jour de leur création, le 1er juillet 1940.
Sa connaissance de l’anglais le fait rapidement nommer officier interprète et du chiffre. Mais préférant l’action, il obtient de l’amiral Muselier de constituer en mai 1941 les Commandos Fusiliers-Marins qui rapidement sont intégrés au Commando Britannique n° 2, célèbre pour son raid sur Saint-Nazaire.

Philippe Kieffer est alors enseigne de vaisseau de 1ère classe et sera nommé lieutenant de vaisseau le 1er juillet 1942.
Des hommes de la 1 ère Compagnie du Bataillon de Fusiliers-Marins Commandos prennent part au raid du 19 août 1942 sur Dieppe.

En 1943, la troupe française, portée à l’effectif de deux Compagnies, est affectée à l’exécution de quelques raids nocturnes sur les côtes françaises occupées, en petits groupes, dans le cadre de la préparation au débarquement.

En 1944 les efforts de Kieffer sont définitivement récompensés. Le 1er BFM Commando est rattaché à l’un des plus glorieux commandos anglais, le N° 4 (lieutenant-colonel Dawson), au sein de la 1ère Brigade (Brigadier General Lord Lovat).
Les 180 hommes que Kieffer avait réunis et entraînés, allaient être les premiers Français à débarquer pour libérer la France…

 

Promu lieutenant, puis capitaine de corvette (d’où l’appellation commandant) à la veille du Jour J, Kieffer débarque le 6 juin en Normandie à la tête de ses hommes du 1er bataillon de fusiliers marins commandos fort de deux Troops de combat et d’une 1/2 Troop d’appui (K-Guns). En tout 177 hommes. Ils débarquent sur la plage Sword à Colleville-Montgomery, malgré des pertes significatives (en tout pour le 6 juin : deux Officiers et huit hommes tués + des blessés) ils s’emparent d’une pièce de 50mm encuvée qui avait mis à mal la péniche LCI 523 (1ère Troop), puis de l’ex-Casino de Riva-Bella avant de s’enfoncer dans les terres par Colleville et Saint-Aubin-d’Arquenay pour faire jonction à Pegasus Bridge (Bénouville) avec la 6eme Airborne britannique. Ils y arrivent vers 16h30. Kieffer sera blessé deux fois ce jour-là. Au soir du 6 juin, le 1er B.F.M.C aura perdu presque 25% de ses effectifs. Il occupe alors les lisières du Plain vers 20h00.

A côté de tant de joie, ce père de famille (il a 3 enfants) est frappé d’une douleur profonde : son fils de 18 ans, qui avait rejoint un maquis, venait d’être tué par les allemands en Ile-de-France. Il ne l’avait pas revu depuis quatre ans.

En octobre 1944, le capitaine de corvette Kieffer, avec son bataillon – porté à l’effectif de trois compagnies – conduit son unité à l’attaque de Flessingue et de Walcheren, clé du port d’Anvers. Puis il participe à des raids sur les îles hollandaises occupées, toujours avec le N° 4 Commando Britannique.
Nommé à l’Assemblée Consultative en 1945, il a travaillé depuis la guerre à l’Etat-major des Forces Interalliées.
En 1954, il est nommé capitaine de frégate.

Philippe Kieffer est décédé le 20 novembre 1962 à Cormeilles en Parisis.
Il a été inhumé à Grandcamp-Maisy dans le Calvados.

• Commandeur de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération – décret du 28 août 1944
• Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
• Military Cross (GB)

 

Le commando Kieffer était composé de fusiliers marins qui s’étaient, pour la plupart, engagés dans les Forces Navales Françaises Libres (aux côtés des bérets verts britanniques) alors qu’ils se trouvaient au Royaume-Uni. Certains rejoignirent les FNFL après l’évacuation de Dunkerque d’autres s’évadèrent de France occupée enfin un groupe arriva d’Afrique. Un tiers environ de ces Fusiliers Marins de ce commando étaient originaire de Bretagne. Ils durent subir le dur entrainement et la sélection impitoyable au Centre Commando d’Achnacarry en Écosse où ils gagnaient le droit au port du béret vert mythique. Les Français de la 1ère compagnie avaient participé au raid sur Dieppe aux côtés des Commandos Britanniques et Canadiens « Opération Jubilé ».

Au cours de la dure campagne de Normandie, les commandos restèrent en première ligne (secteur Le Plain – Amfreville) et combattirent jusqu’au 27 août 1944, puis le Bataillon fut recomplété en Grande-Bretagne pour de futures missions. En novembre 1944, le 1er B.F.M.C fut débarqué sur l’île de Walcheren en Hollande s’empara en combattant de Flessingue dans le cadre d’une opération combinée alliée avec les commandos britanniques.
Aujourd’hui, deux des cinq commandos marine portent le nom d’un officier du 1er B.F.M.C mort au Champ d’honneur :

Commando Hubert (Nageurs de Combat du COS)
Commando Trepel

Source:  Extrait Wikipedia
ordredelaliberation.fr

Le partage c'est la liberté

Londres, le 18 juin 1940.

 

« Les Chefs qui, depuis de nombreuses années sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.
Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique terrestre et aérienne de l’ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limite l’immense industrie des États-Unis.
Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a dans l’univers tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français, qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.
Demain comme aujourd’hui, je parlerai à la radio de Londres »

Le Général de Gaulle.

Le partage c'est la liberté

Ils ne pouvaient que perdre, mais la route vers Berlin est encore longue…

Vers le milieu de la guerre, l’Allemagne alignait environ 10 millions de soldats, les Etats-Unis 12 millions, autant en Union Soviétique, et 5 millions en Grande-Bretagne.

Chaine de montage de V2 dans l’usine Dora

Durant la guerre, l’Allemagne produira environ 23000 chars et plus de 80 000 avions de combat.L’Angleterre en produira sensiblement autant, mais les Etats-Unis fourniront à eux seul plus de 88 500 chars et 96 000 avions.

 

Au moment du débarquement, les usines américaines tournent 24h/24 et produisent un avion toutes les cinq minutes.

Ligne d’assemblage de P47 Thunderbolt américain.

Pendant la guerre, la production allemande se trouvera dépassée dans des proportions de un à quatre.
Transformer cette supériorité massive en succès militaire n’est pas aussi facile que cela pourrait sembler.En position de défense, Hitler garde les avantages de ses victoires rapides: position dominante au cœur de l’Europe, lignes de ravitaillement courtes et possibilité de transférer ses forces d’un front à l’autre…
(Source : Jour J- Edition Atlas)

Effort de guerre industriel de l’Allemagne, des États-Unis et de l’URSS. (Source : Wikipedia)
Le partage c'est la liberté

Mardi 6 juin 44

Malgré leur surprise, les Allemands ont réagi très rapidement au débarquement et les combats ont été d’une extrême âpreté.

L’opération s’est déroulée en quatre phases :

– Le lâchage de 18 000 parachutistes le 5 juin à la tombée de la nuit, avant que la lune ne se lève, aux deux extrémités de la zone prévue pour le
débarquement : autour de Sainte-Mère-Église et de Bénouville (Pegasus
Bridge).

– Au milieu de la nuit, la lune s’étant levée, les bombardements aériens des
défenses côtières allemandes (2 500 bombardiers) déversent 8 000 tonnes
d’explosifs.

– L’arrivée de 137 navires de guerre à 15 km des côtes, au lever du jour, vers
4 h 30 ; duel d’artillerie entre les deux camps.

– Le débarquement des hommes, rassemblés sur 4 000 bateaux, donnent
l’assaut aux cinq plages désignées en fonction de l’heure de la marée : les
Américains à Omaha et Utah à partir de 6 h 30, les Britanniques à Gold à partir de 7 h 25, les Britanniques et les 177 Français du commando Kieffer à Sword à partir de 7 h 30, et enfin les Canadiens à Juno à partir de 7 h 55. Même scénario en vagues successives sur toutes les plages : la première vague débarque les fantassins, les chars démineurs et les bulldozers, la seconde amène des renforts et des unités du Génie, les vagues suivantes voient arriver les unités d’artillerie et les véhicules.

(Source : Galilée : Les sanglots longs des violons © CNDP 1999)

Le partage c'est la liberté

Bienvenue

Bienvenue sur cette page qui aborde modestement « tout » ce qui concerne la seconde guerre mondiale, avec bien évidement une partie importante pour l’opération Overlord. Cette opération n’a pas seulement comme objectif l’établissement d’un front ouest avec l’enfoncement du mur de l’Atlantique mais comme ultime but est la destruction du régime Nazi !

Il me fallait un « quartier général » pour pouvoir évoquer ce vaste sujet ! Le nom du SHAEF semble donc parfaitement y correspondre…
Le partage c'est la liberté

Heure H

Débarquant à 6h30, les premières vagues, accueillies par un feu nourri, sont clouées sur la plage. Les bombardements aériens de la nuit, comme les tirs déclenchés par l’artillerie de marine avant l’assaut, se sont révélés fort peu efficaces.

Les défenses allemandes, pratiquement intactes, prennent la plage en enfilade et sèment la mort dans les rangs des assaillants. Comble de malchance, les chars amphibies ont presque tous sombré avant d’atteindre la côte, privant ainsi les fantassins d’un indispensable appui d’artillerie. Au fil des heures, la situation ne cesse d’empirer. La plage, de plus en plus réduite du fait de la marée montante, s’encombre de cadavres roulés par les flots, d’innombrables blessés et de carcasses fumantes d’engins détruits par les obus. Les péniches apportant les renforts s’empalent ou sautent sur les obstacles que les hommes du génie, décimés par les pertes, n’ont pas réussi à dégager à temps.
Après un calvaire de plusieurs heures pour les soldats américains, la situation évolue enfin en leur faveur. Faute de pouvoir emprunter les vallées, trop solidement défendues, les Gi’s, à force d’énergie et de courage, parviennent en fin de matinée à escalader l’escarpement et à s’infiltrer par petits groupes sur le plateau pour prendre à revers un ennemi dont la résistance commence d’ailleurs à faiblir
Au soir du Jour-J, la tête de pont d’Omaha n’a guère plus de 2 kilomètres de profondeur. L’opération, très mal engagée, s’achève néanmoins par un succès, mais à quel prix ! Les pertes s’élèvent à plus de 3 000 hommes (quinze fois plus que sur Utah Beach), dont – officiellement – un millier de morts.
Source : normandiememoire.com
Le partage c'est la liberté

The night of the nights

Il faisait nuit noire, un léger brouillard montait du sol. Je sautai et mon parachute s’ouvrit avec un grand claquement de toile qui traduisait la surcharge de mon équipement de combat.
J’avais 24 ans, capitaine au 501ème régiment d’infanterie rattaché à la 101ème division aéroportée qui, avec la 82ème division, avait lâché du haut du ciel 12000 hommes au cours de cette fameuse nuit. Nous étions le fer de lance de l’invasion de l’Europe.
A cette occasion, on nous avais rasé les cheveux-les chirurgiens avaient déclaré que cela serait plus commode pour recoudre les plaies du crâne-nos visages et nos mains avaient été passés au noir de fumée pour être moins visibles. Nous portions un treillis de combat et des bottes de saut spéciales. Tous nos vêtements, y compris sous-vêtements et chausettes, avaient été imprégnés d’un produit chimique destiné à nous protéger des gazs et nous sentions aussi mauvais qu’une meute de putois. En temps normal, je pesais un peu plus de 80 kg mais, cette nuit-là, je dépassais largement les 100 kg.
Mon équipement comprenait tout ce qu’il fallait pour le saut de cette nuit. Deux parachutes, l’un dans le dos et celui de secours sur le ventre. Nous portions tous un gilet de sauvetage gonflable parce que nous devions survoler la mer et sauter près d’une rivière. D’ailleurs, beaucoups d’hommes furent heureux d’en avoir été pourvu cette nuit-là.
Nous portions également un baudrier et une cartouchière autour des reins, lestée de 30 cartouches de calibre 45 pour pistolet automatique et d’une centaine de balles de 30 pour notre carabine. Ajoutez à cela deux grenades à main, un pistolet de 45 chargé et armé, une carabine à crosse pliante de 30, également chargée et armée, un poignard avec une lame de 30 cm attaché à la guêtre gauche pour les combats au corps à corps, une gamelle avec un quart, une cuillère et un plat métallique pour cuisiner, des comprimés pour purifier l’eau, une trousse d’urgence fixée au filet de camouflage du casque, une autre trousse médicale comprenant deux doses de morphine injectable, un desinfectant, des compresses. Dans une poche sur la cuisse, on avait glissé une petite mine anglaise antichar car les blindés pullulaient dans les parages, un masque à gaz (j’avais ajouté deux boites de bière). Sur les épaules, un havresac contenant un poncho imperméable, une couverture, une brosse à dents, du papier toilette et six boîtes de rations « K » de survie. Notre fourmiment comptait aussi une pelle-pioche pour creuser un abri individuel, des cartes, une lampe torche et une boussole. On nous avait en outre remis une « trousse d’évasion » contenant une boussole miniature, une carte de France imprimée sur soie et l’équivalent de 300 dollars en billet de banque français usagés. Pour parfaire notre équipement, nous avions reçu deux autres « gadgets ». D’abord une plaque-matricule d’idendification soudée à une chaîne métallique autour du cou et conçue de telle sorte qu’elle ne fasse aucun bruit malgré nos mouvements. Ensuite, à la veille de l’invasion, on nous avait munis d’une ultime surprise : un « criquet », petit objet métallique de bronze et d’acier. Quand on pressait la languette d’acier, l’objet émettait une sorte de claquement sec et quand on le relâchait, il refaisait le même bruit. Nous ne nous étions jamais servi, nous n’en avions même jamais entendu parler, mais il allait devenir, au cours de cette fameuse nuit, le moyen essentiel de reconnaissance, pour distinguer dans l’obscurité un ami d’un ennemi.
 
Patch de la 101 ème division d’infanterie aéroportée américaine « Screaming Eagles »
Sam Gibbons, I was there, Mémorial de Caen
Le partage c'est la liberté