Activité créative du moment : Un M42 à partir d’un casque espagnol Z-42 !

 

Depuis septembre 1942, l’Espagne dirigée par Francisco Franco a besoin d’un nouveau casque pour son armée, voici donc le Z-42 qui est une copie proche du casque utilisé dans l’armée allemande à la même époque. Des différences existent, comme la patte de fixation soudée à l’avant pour y fixer l’insigne national, la coiffe intérieure fixée par plusieurs rivets. Mais la forme de ce casque reste quasiment identique au modèle allemand.

D’où l’idée de faire une copie d’un M42 allemand, une copie facilement indentifiable par un amateur éclairé, mais qui passe pour un véritable casque du 3 ème Reich pour un non initié ! Ce projet est du reste grandement facilité car je possède déjà un de ces Z-42 au fond d’une armoire, oublié depuis plus d’une quinzaine d’années !
Voici un exemple à quoi ressemble ce fameux Z-42 :
Z-42 espagnol
Quid des étapes et matériels nécessaires ?
Le but étant de dépenser le minimum de temps, d’effort et surtout d’argent dans cette modification.
– Suppression de la patte avant par meulage.
– Décapage rapide de la peinture, des points de rouille.
– Application de la nouvelle peinture.
Pour ces différentes étapes, nous avons besoin : d’une meuleuse, de papier de verre, et d’une bombe de peinture couleur feldgrau qui reste la seule dépense (j’ai déjà le casque, la meuleuse, le papier de verre et l’idée…)
Une bombe couleur feldgrau de marque Fosco coute entre 8€ et 12€ (j’ai décidé de prendre quatre bombes Fosco en une seule commande pour des projets futurs et pour ne pas payer de frais de port, environ 35€ les quatre bombes : une feldgrau, une marron, une sable et une noire mat)
Voici après meulage de la patte avant, des parties rouillées et d’un ponçage rapide de l’ensemble pour que la nouvelle peinture accroche correctement. A noter que le résultat attendu n’est pas celui d’un casque neuf.
Voici après peinture, effectivement les rivets non rien à faire ici pour un casque allemand, la sangle non plus n’est pas du tout du même type, mais il a quand même son « charme » et tout ça pour le prix d’une bombe de peinture !
Petit supplément les initiales « L.M » pour personnaliser un peu ce casque que j’ai décidé d’offrir à un ami proche.
Le partage c'est la liberté

George Dickson

« l’apres-midi du jour J, nous étions enterrés dans nos trous individuels en périmètre défensif sur les hauteurs surplombant les écluses de la Barquette.Cet après-midi-là, je fus touché par deux fois.J’étais dans un trou de fusilier, et pour vous dire comme j’etais malin, j’ai été me mettre à un autre endroit, là où deux types avaient au préalable été tués ! QUelle décision stupide c’était ! Ca commençait à drolement chauffer là-haut et un certain moment un P-47 est apparu mitraillant des positions, en rase-mottes, derrière moi.J’étais couché sur une pile de fumier et j’ai tourné la tete pour voir ces avions.Un tireur allemand avait pris ma position en ligne de mire et quand il repèra le grand « E » blanc peint sur le coté de mon casque – BOOM- je pris une balle dans la tete. La balle perça mon casque, tourna à l’interieur, et termina sa course dans mon cou.Rafferty, un lieutenant du 501eme,m’ota la balle.l’impact me fit basculer en arrière et là ces boche ont vraiment commencé à me les chauffer ! Plus tard dans l’après-midi, alors que j’escortais des prisonniers allemands vers l’arrière, l’enfer se mit soudainement à se déclencher autour de moi.Un tir de barrage de mortier et de 88mm enveloppa le groupe.Un obus explosa à coté de moi, et après qu’il toucha le gosse qui était avec moi, il me toucha à la tete encore une fois.Mon casque absorba la majeure partie du choc et me sauva.C’était seulement la premier jour et j’avais déjà failli y passer par deux fois ! Je devais ma vie à ce casque ! C’était mon casque porte bonheur et, aussi endommagé qu’il était, je décidai de le porter tout le restant de la guerre. »
 
Casque de George Dickson impacté !
 
Souvenir de George Dickson.
(source : musée Dead’s man corner.)
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Verlaine ou Trenet ?

Dans le message personnel diffusé sur la BBC, les sanglots bercent, alors que pour Verlaine ils blessent… En effet, le texte utilisé ne faisait pas référence (directe) aux vers de Paul Verlaine, mais aux paroles de la chanson, très populaire à l’époque, de Charles Trenet inspirée bien évidemment du poème de Verlaine mais avec quelques divergences :
Trenet : Les sanglots longs des violons de l’automne Bercent mon coeur d’une langueur monotone. Tout suffocant et blême quand sonne l’heure Je me souviens des jours anciens et je pleure Et je m’en vais au vent mauvais qui m’emporte De ci , de là, pareil à la feuille morte.
Verlaine: Les sanglots longs des violons de l’automne Blessent mon coeur d’une langueur monotone. Tout suffocant et blême quand sonne l’heure Je me souviens des jours anciens et je pleure Et je m’en vais au vent mauvais qui m’emporte De çà , de là, pareil à la feuille morte.
 
Source : doctsf.com
 

Chanson de Charles Trenet  :

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Omaha la sanglante

« Bien sûr tous ceux qui allaient participer étaient très occupés. Nous nous préparions depuis des mois avec des manoeuvres intensives de tous types. J’étais dans la 1ère Division , 16ème d’Infanterie, Compagnie G. J’étais First Sargent avec 226 hommes et l’assistance médicale.
Notre assaut commença à 6 heures 30. Nous avons quitté nos navires de transports et nous avons été chargés en vue du débarquement. Nous avons en affet atteint la plage à 7 heures environ. Alors que nous approchions du rivage, nous avons rencontré un feu nourri provenant de tous les types d’armes qu’ils possédaient.
Sur la 1ère vague, un grand nombre d’hommes était perdu, tué et blessé. J’étais sur la plage depuis environ 50 yards lorsque j’ai été sérieusement blessé à la cuisse droite et au bras droit. La meilleure anecdote me concernant est que je suis resté sur la plage une bonne partie de la journée avant d’obtenir de l’aide. L’infection s’était installée et il s’en fallu de peu que je perde ma jambe et mon bras. J’ai été évacué dans un hôpital en Angleterre et ensuite aux Etats-Unis où je suis resté à l’hôpital pendant quelques temps. Je boîte de la jambe droite et elle est beaucoup plus faible que la gauche mais pendant toutes ces années j’ai réussi à m’en servir.
Je dois dire que je ne peux toujours pas nous imaginer survivre à ce que l’on a fait à Omaha. Tout ce que je pouvais voir était des morts et des blessés. Il semblait qu’ils étaient empilés les uns sur les autres, une vision dont je ne veux pas me souvenir !
J’ai perdu beaucoup de bons amis là bas. J’ai aussi participé à l’invasion d’Afrique du Nord et de Sicile mais rien n’était comme Omaha. Beaucoup de bateaux firent naufrage et beaucoup d’hommes furent perdus avant de pouvoir atteindre la plage d’Omaha. Bien sûr, la plage était parsemée d’obstacles en tous genres et de mines, qui la rendaient presque impossible à traverser. Je ne pensais pas que nous pouvions le faire et nous l’avons fait ! Laissant beaucoup de braves gars morts ou grièvement blessés. Pendant que j’étais allongé et que je regardais vague après vague, il m’a semblé qu’ils gagnais du terrain.Je n’ai pas été impliqué dans l’action après le débarquement car j’ai été évacué quelques heures plus tard. Je sais que çà a été très difficile et que nous avons payé beaucoup pour chaque pied de terrain que nous avons gagné. C’était assurément une bataille sanglante.
Nous nous sentions tous fiers d’être là pour aider les alliés à stopper Hitler. Les Français sont sortis pour montrer leur gratitude. Ils peuvent être fiers du rôle qu’ils ont joué pour gêner les Allemands lorsqu’ils en ont eu la possibilité. Je suis heureux de partager cette histoire avec vous parce que çà vaut le coup. J’espère que les jeunes générations comprendront que les Américains sont leurs amis et que nous devons travailler ensemble pour éviter qu’un autre Dictateur apporte encore la mort et la souffrance.
Je mentionne le Capitaine Joe Dawson. Il était mon Commandant de Compagnie. Il a grimpé une colline avec une poignée d’hommes et s’en est emparé en réduisant un nid de mitrailleuse. La colline porte le nom de Dawson Ridge aujourd’hui et il fut décoré de la Distinguished Service Cross par le Général Eisenhower. Dawson était un ami. Il est décédé en 2002. Je vous souhaite à vous et votre pays le meilleur et puissions nous profiter de la liberté pour laquelle nous nous sommes battus pendant un long moment. »
 
EUEL W. Lambert Témoignage recueilli par Pascal Lhoutellier en juillet 2003
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Heure H

Débarquant à 6h30, les premières vagues, accueillies par un feu nourri, sont clouées sur la plage. Les bombardements aériens de la nuit, comme les tirs déclenchés par l’artillerie de marine avant l’assaut, se sont révélés fort peu efficaces.

Les défenses allemandes, pratiquement intactes, prennent la plage en enfilade et sèment la mort dans les rangs des assaillants. Comble de malchance, les chars amphibies ont presque tous sombré avant d’atteindre la côte, privant ainsi les fantassins d’un indispensable appui d’artillerie. Au fil des heures, la situation ne cesse d’empirer. La plage, de plus en plus réduite du fait de la marée montante, s’encombre de cadavres roulés par les flots, d’innombrables blessés et de carcasses fumantes d’engins détruits par les obus. Les péniches apportant les renforts s’empalent ou sautent sur les obstacles que les hommes du génie, décimés par les pertes, n’ont pas réussi à dégager à temps.
Après un calvaire de plusieurs heures pour les soldats américains, la situation évolue enfin en leur faveur. Faute de pouvoir emprunter les vallées, trop solidement défendues, les Gi’s, à force d’énergie et de courage, parviennent en fin de matinée à escalader l’escarpement et à s’infiltrer par petits groupes sur le plateau pour prendre à revers un ennemi dont la résistance commence d’ailleurs à faiblir
Au soir du Jour-J, la tête de pont d’Omaha n’a guère plus de 2 kilomètres de profondeur. L’opération, très mal engagée, s’achève néanmoins par un succès, mais à quel prix ! Les pertes s’élèvent à plus de 3 000 hommes (quinze fois plus que sur Utah Beach), dont – officiellement – un millier de morts.
Source : normandiememoire.com
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The night of the nights

Il faisait nuit noire, un léger brouillard montait du sol. Je sautai et mon parachute s’ouvrit avec un grand claquement de toile qui traduisait la surcharge de mon équipement de combat.
J’avais 24 ans, capitaine au 501ème régiment d’infanterie rattaché à la 101ème division aéroportée qui, avec la 82ème division, avait lâché du haut du ciel 12000 hommes au cours de cette fameuse nuit. Nous étions le fer de lance de l’invasion de l’Europe.
A cette occasion, on nous avais rasé les cheveux-les chirurgiens avaient déclaré que cela serait plus commode pour recoudre les plaies du crâne-nos visages et nos mains avaient été passés au noir de fumée pour être moins visibles. Nous portions un treillis de combat et des bottes de saut spéciales. Tous nos vêtements, y compris sous-vêtements et chausettes, avaient été imprégnés d’un produit chimique destiné à nous protéger des gazs et nous sentions aussi mauvais qu’une meute de putois. En temps normal, je pesais un peu plus de 80 kg mais, cette nuit-là, je dépassais largement les 100 kg.
Mon équipement comprenait tout ce qu’il fallait pour le saut de cette nuit. Deux parachutes, l’un dans le dos et celui de secours sur le ventre. Nous portions tous un gilet de sauvetage gonflable parce que nous devions survoler la mer et sauter près d’une rivière. D’ailleurs, beaucoups d’hommes furent heureux d’en avoir été pourvu cette nuit-là.
Nous portions également un baudrier et une cartouchière autour des reins, lestée de 30 cartouches de calibre 45 pour pistolet automatique et d’une centaine de balles de 30 pour notre carabine. Ajoutez à cela deux grenades à main, un pistolet de 45 chargé et armé, une carabine à crosse pliante de 30, également chargée et armée, un poignard avec une lame de 30 cm attaché à la guêtre gauche pour les combats au corps à corps, une gamelle avec un quart, une cuillère et un plat métallique pour cuisiner, des comprimés pour purifier l’eau, une trousse d’urgence fixée au filet de camouflage du casque, une autre trousse médicale comprenant deux doses de morphine injectable, un desinfectant, des compresses. Dans une poche sur la cuisse, on avait glissé une petite mine anglaise antichar car les blindés pullulaient dans les parages, un masque à gaz (j’avais ajouté deux boites de bière). Sur les épaules, un havresac contenant un poncho imperméable, une couverture, une brosse à dents, du papier toilette et six boîtes de rations « K » de survie. Notre fourmiment comptait aussi une pelle-pioche pour creuser un abri individuel, des cartes, une lampe torche et une boussole. On nous avait en outre remis une « trousse d’évasion » contenant une boussole miniature, une carte de France imprimée sur soie et l’équivalent de 300 dollars en billet de banque français usagés. Pour parfaire notre équipement, nous avions reçu deux autres « gadgets ». D’abord une plaque-matricule d’idendification soudée à une chaîne métallique autour du cou et conçue de telle sorte qu’elle ne fasse aucun bruit malgré nos mouvements. Ensuite, à la veille de l’invasion, on nous avait munis d’une ultime surprise : un « criquet », petit objet métallique de bronze et d’acier. Quand on pressait la languette d’acier, l’objet émettait une sorte de claquement sec et quand on le relâchait, il refaisait le même bruit. Nous ne nous étions jamais servi, nous n’en avions même jamais entendu parler, mais il allait devenir, au cours de cette fameuse nuit, le moyen essentiel de reconnaissance, pour distinguer dans l’obscurité un ami d’un ennemi.
 
Patch de la 101 ème division d’infanterie aéroportée américaine « Screaming Eagles »
Sam Gibbons, I was there, Mémorial de Caen
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Le coin théâtre : La démocrassouille

 
 
Voici un extrait de la pièce de théâtre « Meilleurs Alliés », un moment extraordinaire, la rencontre de De Gaulle et Churchill comme si on y était ! 
 
DE GAULLE – Oui, mais ça ne dure pas! Faites briller l’éclat de leur pays sur les scènes du monde, les Français vous applaudiront : vous êtes un grand homme, à qui l’on pardonne tout. Mais ils se lassent de la gloire, comme on se lasse d’une femme : un jour où l’autre, ils vous le font payer. Et ils retournent vite à l’ombre de leurs boutiques, en brûlant ce qu’ils adoraient la veille. Revenant à leur passe-temps favori…
 
CHURCHILL – Et qu’est-ce donc ?
 
DE GAULLE – Le café du commerce…Refaire le monde…Chaque Français a un avis sur tout : depuis l’admission des chiens dans les squares jusqu’à la conduite des affaires étrangères. Il est persuadé, au fond de lui-même, qu’il pourrait diriger le pays mieux que n’importe qui…La France, c’est 40 millions de présidents !
 
CHURCHILL – Décidément, vous n’aimez pas les Français !
 
DE GAULLE – La politique, la grande, c’est toujours un amour déçu… Et puis détrompez-vous : j’aime le peuple de France, pas ceux qui le représentent.Les politicards, les petits chefs de partis, ces bateleurs qui n’ont pas la queue d’une idée, qui ne sont à l’aise que dans la guéguerre des clans, le marigot des petites phrases, la carambouille…Tout ce qu’ils veulent, c’est revenir à leurs petites combines, celles où l’on se distribue les places, celles qui ont conduit la France au précipice ! Ce n’est pas de la démocratie qu’ils aiment, ces pygmées, c’est la démocrassouille, où ils se tiennent tous par la barbichette !
 
CHURCHILL – Ah, la démocratie…
 
DE GAULLE – Son drame, ce n’est pas le suffrage universel…Au fond, c’est très bien que la voix de l’ouvrier pèse autant que celle du Prix Nobel…De toute façon, les grands hommes sont aussi cons que les autres…Non, le problème ce sont les partis, ces machines à promouvoir des roublards, des va-de-la-gueule ou des ravis de la crèche… Des arsouilles qui prétendent ensuite gouverner un pays !
 
Hervé Bentégeat – meilleurs Alliés.
 

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Le coin théâtre : ACTE I

 

Voici un extrait de la pièce de théâtre « Meilleurs Alliés », un moment extraordinaire, la rencontre de De Gaulle et Churchill comme si on y était !

La scène se passe le 4 juin, à 5 heures du soir, dans le wagon de Churchill, près de Portsmouth, aménagé en bureau de commandement.
 
De Gaulle : L’amour…Qu’est-ce que c’est, l’amour ? Un spasme de quelques secondes, aussi bref et violent qu’un coup de mitraillette, suivi d’un long malentendu…
Churchill : (Sortant des toilettes en réajustant son pantalon) Finalement, je crois que la seule supériorité de l’homme sur la femme, c’est qu’il peut pisser debout ! Vous savez où commence la sénilité, de Gaulle ? C’est quand on oublie de fermer sa braguette. Et vous savez où elle finit ? Quand on oublie de l’ouvrir !
 

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