Utah Beach – heure H : il revient !

Utah Beach – heure H : il revient !

Lors de l’attaque japonaise sur Pearl Harbor le 7 décembre 1941, le cuirassé USS-Nevada est dans la rade du tristement célèbre port militaire américain…
Une torpille et au moins cinq bombes ont touchées le navire qui est à l’agonie avec cinquante morts et une centaine de blessés.

Mais le Nevada va être réparé et sera présent le 6 juin 1944 devant les plages normandes en appui feu avec ses cannons de 356 mm sur Utah beach…

 

Rapport d’action de l’USS-Nevada

 

Emplacement des navires d’appui feu devant Utah Beach

 

Plus d’informations ici 

 

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Le coin lecture : La guerre inconnue

Je suis d’avis de m’intéresser aussi bien aux récits du « camp des vainqueurs « que ceux des vaincus, en effet derrière une cause, une doctrine, un ordre, il y a des Hommes qui se heurtent aux horreurs de la guerre… Pour avoir une idée globale d’un conflit il faut en étudier les différentes parties. Cependant, Le recul est indispensable pour ne pas tomber dans le piège des interprétations, confusions, fausses idées de ses auteurs. Cela reste un fabuleux voyage historique ! Bonne lecture à vous.

Voici mes premières impressions sur ce livre que je n’ai pas encore terminé, qui est à lire avec recul et méfiance par rapport aux faits racontés, il reste cependant très intéressant.
En effet Otto Skorzeny, autrichien de naissance, s’engage dans la Waffen SS; l’élite de l’armée allemande d’après ses dires… Ensuite il rejoindra le bataillon Friedenthal qu’il dirige à partir de 1943 (Section faisant partie de l’Office central de la sécurité du Reich : RSHA et plus particulièrement de l’Amt.VI S), spécialisée dans les opérations commandos.

Ayant survécu à la guerre son témoignage global permet de se pencher sur son point de vue et ses idées quant au déroulement de ce conflit mondial.
Plus anticommuniste qu’antisémite, du reste il travaillera pour les services secrets du Mossad israélien après guerre, nous ressentons toutefois dans ses écrits  son approbation de la façon dont Hitler conduit la guerre et si on l’écoute : les conjurés (L’amiral Canaris, le général Beck, Hoepner etc…) y sont pour beaucoup dans la défaite de l’Allemagne…

Pour finir et avant de partager avec vous un extrait de son livre, voici une citation à ne jamais perdre de vue :

« L’héroïsme des troupes hitlériennes ne peut qu’être oublié, tant l’horreur de la cause défendue en rend impossible la célébration »
Jean Claude Barreau – toute l’histoire de France.

Préface : « 12 septembre 1943. Le monde découvre celui que l’on va désormais appeler « L’homme le plus dangereux d’Europe « . Un audacieux raid de parachutistes vient de libérer le Duce au nez et à la barbe des forces alliées. L’opération aéroportée, qualifiée de  » techniquement impossible  » est une réussite totale.
Churchill déclarera :  » Cette guerre que nous vivons est effarante et stupéfiante. Le coup audacieusement conçu fut magistralement asséné. »
Otto Skorzeny, solide gaillard, ancien champion de ski, et adepte de tous les sports à risque, ingénieur, est mobilisé dans la Waffen SS et combat en Yougoslavie et sur le front russe. Il est alors chargé de créer une force spéciale sur le modèle des commandos anglais : la SS Friedenthal.
Plus tard la formation de Skorzeny, après avoir loupé de peu l’enlèvement de Tito, met à l’abri à Budapest le régent Horthy qui allait signer une paix séparée avec les Soviétiques, qui aurait certainement déstabilisé le front allemand bien avant l’heure.
Ses nageurs de combat coulent 30000 tonnes de ravitaillement russe sur le Danube et ce en quelques semaines à la fin de février 1944.
Enfin durant la bataille des Ardennes, il infiltre ses troupes de choc en uniformes américains avec pour objectif les ponts de la Meuse. L’opération échouera d’un rien.
Cette opération lui aurait coûté la vie devant le tribunal de Nuremberg sans l’intervention du commandant F. Yéo. Thomas de l’Intelligence Service qui expliquera avoir employé les mêmes méthodes et finira sa déposition par un étonnant :  » Messieurs, le colonel Skorzeny et ses officiers se sont toujours conduits en gentleman pendant la guerre. »

Après son évasion d’un camp de dénazification en 1948, l’on croit voir Skorzeny partout. Agent américain, bénéficiaire du fameux  » trésor du lac Töplitz », instructeur de l’armée égyptienne ou encore dans les bras d’Evita Péròn, jusqu’à ce que la maladie l’emporte le 7 juillet 1975. »

Coupure de journal de 1975 présente dans l’exemple de mon livre annonçant le décès d’Otto Skorzeny

Extrait, Page 187 : Un général commandant une division ou un corps d’armée en ligne a presque toujours la fâcheuse habitude de minimiser ses pertes. Lorsque son rapport parvient à l’état-major supérieur, il est encore modifié dans un sens favorable. J’en veux donner ici un exemple. Au cours de l’été 1944, mon vieil ami H.U. Rudel, notre meilleur pilote de Stukas (2700 vols victorieux) fut reçu par Hitler, puis par Goering qui avait l’ordre express du Führer d’interdire à Rudel de continuer à voler. Le colonel venait en droite ligne du front de l’Est et Goering, avant de lui faire connaître la décision du Führer – dont Rudel refusa d’ailleurs de tenir compte – lui annonça « une bonne nouvelle » :

« Dans votre secteur, lui dit-il, nous avons monté une jolie contre-offensive qui sera soutenue par 300 chars. En tête, la 14e division attaquera avec 60 chars… » Or, Rudel avait conversé l’avant-veille avec le général commandant cette division. Celui-ci lui avait avoué qu’il ne possédait plus un seul char en état de combattre. Goering, informé de ce détail, ne le crut pas et téléphona pour se renseigner. Il apprit bientôt que le colonel disait vrai, et qu’au lieu des 300 chars annoncés, on ne pouvait en mettre en ligne qu’une quarantaine.
L’  « offensive » fut annulée.
Je fus témoin d’une scène semblable en septembre 1944. Je passai trois jours au G.Q.G.(O.K.W.) où j’assistai quotidiennement – pour information – aux deux conférences d’état-major dites « situation de midi » et « situation de vingt-deux heures ».
Les deux premiers jours, les officiers d’état-major, ayant préparé la carte avec l’indication des unités disponibles dans le sud-est, je vis Hitler conduire le Kriegspiel en tenant soigneusement compte des indications qui lui avaient été fournies.
Lorsqu’il était question d’une partie du front n’intéressant pas les officiers convoqués, ceux-ci se retiraient dans l’antichambre et attendaient qu’on les appelât. C’est ainsi que j’avais involontairement assisté le premier jour à une discussion entre deux officiers portant la bande amarante des brevetés d’état-major.
« Tu sais très bien, disait l’un, que sur les trois divisions signalées au nord-est, deux sont réduites à l’effectif d’un régiment, ou à peu près, et que si la troisième veut mettre en ligne deux bataillons, elle aura du mal. Cela ne peut pas marcher…
Cela ne marchera sûrement pas, disait l’autre, et ni toi ni moi n’y pouvons rien! » Je m’éloignai pour ne pas en entendre davantage.

Le troisième jour, le Führer, ayant posé des questions précises et d’autant plus embarrassantes sur ces divisions fantômes, comprit qu’on l’avait trompé. « Ainsi, s’écria-t-il, les directives envoyées avant-hier étaient basées sur l’existence de divisions dont j’apprends, maintenant, qu’elles n’existent pas ! Ceux qui sont sur le front doivent penser que les ordres que j’ai donnés sont insensés ! Pourquoi me mentir ainsi, messieurs ? Pourquoi ? Je veux, j’exige qu’on me dise la vérité, car c’est la vie même de braves soldats qui est en jeu ! » Hitler ne mordit pas le tapis, ne grimpa pas aux rideaux. Il y avait seulement dans sa voix rauque autant d’indignation que de désespoir.

En outre, il est certain que, s’il avait ordonné à l’Est tous les replis que suggéraient ses généraux, non seulement il n’y aurait plus aujourd’hui d’Allemagne, mais les armées soviétiques occuperaient toute l’Europe.
Otto Skorzeny – La guerre inconnue – Chez Albin Michel.

 

Colonel Otto Skorzeny

 

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Baa Baa Black Sheep

 
 
Histoire de la VMF-214
 
Black sheep Squadron / Boyington’s Bastards
La guerre fait rage dans le pacifique où l’armée japonaise a étendue son emprise. L’Amérique s’est remise de l’attaque de Pearl Harbor, et grâce à sa formidable puissance industrielle elle est présente sur tous les théâtres d’opérations. Malgré les victoires en mer de Corail, à Midway, et la reprise de l’île de Guadalcanal, les japonais attaquent les iles Salomon en avril. En été 1943, Greg Boyington (surnommé Pappy), ex pilote des Tigres Volants de Chennault, est nommé à la tête de l’escadron VMF 124 pour former des pilotes à l’arrière du front.
En devenant active, son escadrille repris le nom de VMF 214 et fut déployée la première fois dans les Russells puis à Munda avant d’être basée à Vella LaVella en décembre 43.
Homme rude et bagarreur, il recruta son équipe suivant ses convictions. Malgré le surnom de « Swashbucklers » obtenu durant le premier tour d’opération de la VMF 214 dans les Salomon, son escadron fut rebaptisé « The Black Sheep Squadron » (traduisible par « Les Brebis Galeuses ») en raison justement du recrutement de ses membres. En fait, il était question au départ de les appeler les « Bâtards de Boyington », mais la marine refusa.
En France leur surnom a été traduit par : Les Têtes Brûlées.
 
Composition de l’équipe :
 
– 8 pilotes avaient volé avec Boyington dans VMF 122: Stan Bailey, Hank Bourgeois, Robert Ewing, Paul « Moon » Mullen, John Begert, Sandy Sims, Bill Case, et Virgil Ray.
– H. Allan McCartney avait déjà 4 victoires dans un autre escadron
– Bob McClurg était déjà à la VMF 124
– Chris Magee, Bill Heier, Don Moore avaient déjà volé avec la RCAF (Royal Canadian Air Force)
– John Bolt, Ed Olander, Rollie Rinabarger, George Ashmun étaient instructeurs aux USA.
– 8 étaient sans expérience sur Corsair : Bob Bragdon, Tom Emrich, Don Fisher, Denmark Groover, Walter « Red » Harris, Ed Harper, Jim Hill, et Burney Tucker
 
Le recrutement et la mise en route de la vmf214 :
Boyington les recrute tous parmi les pilotes sans affectation, ceux arrivant tout juste d’écoles de formation ou ceux qui étaient sous le coup de sanctions disciplinaires. La série tv a un peu romancé l’histoire à ce niveau, ils n’étaient pas tous en attente de jugement.
Les moyens qu’il use pour obtenir la VMF 214 sont très controversés, la plus plausible et celle qui revient sur de nombreux sites est qu’il a réussi à entourlouper le haut commandement pour obtenir le commandement d’une escadrille en service actif (celle du major Ellis) dans le pacifique sud.
Début 1943, à Ewa sur l’île d’Oahu (Iles Hawaïennes) sa demande est validée et en août 1943 son équipe est constituée officiellement de 27 pilotes, ce sera la VMF 124.
 
 
En passant en service actif elle devient la VMF 214, les Black Sheep sont nés, Boyington passe Major (commandant). Les anciens de la 214 « Swashbucklers » sont renvoyés chez eux, trop fatigués de leur campagne (sujet à controverses…).
 
Pour l’anecdote, certains membres de l’unité nouvellement formée voulurent l’appeler « Boyington’s Bastards » (les bâtards de Boyington). Mais l’administration refusa et Black Sheep Squadron fut choisi. On peut le traduire par « mouton noir » ou plus généralement par « brebis galeuse ».
J’ai également trouvé sur 2 sites de mémoire que c’est Boyington lui même qui a refusé le nom de « Boyington’s Bastards ». En effet Boyington aimait le contact avec les reporters et ce nom ne lui paraissait pas « vendable » auprès des lecteurs.
Le nom de « Black Sheep » ne viendrait pas non plus de la réputation de ses pilotes ou de la manière dont il a obtenu la vmf214 mais tout simplement d’une chanson de sa connaissance qu’il aimait chanter. Si quelqu’un  a plus d’informations à ce sujet, je suis preneur bien entendu.
Le surnom de « Pappy » de Boyington vient de la différence d’age qu’il a sur ses pilotes (10 ans de + en moyenne avec ses 30 ans), et apparemment ce surnom lui convenait.
L’armée, si administrative à l’habitude, ne risque pas de les épuiser en paperasserie. En effet, peu de carnets de vols, d’entretiens sont utilisés. En général les pilotes effectuent 2 missions sur 3 jours (2 patrouilles par jour et 8 avions par patrouille) pour un effectif variant entre 20 à 25 pilotes en moyenne (Statistiques de la marine).
 
L’histoire est lancée :
Le 16 septembre 1943, 20 Corsairs de la VMF214 avec Boyington à sa tête escortent des bombardiers pour une mission au dessus de Bougainville. La chasse japonaise se lance sur eux (environ 40 appareils suivant les récits).
Pourtant l’issu du combat revient aux Marines, grâce au Corsair qui supplantait sur bien des points le zero nipon. Boyington pour sa première mission descendit 8 avions dont 5 confirmés. En tout ce fut 11 zeros confirmés pour une seule perte côté américain. Boyington est le premier AS sur Corsair.
47 victoires au total dès le 1er mois de combat au dessus de Kahili.
Pour la petite histoire : Lors d’une patrouille au dessus de Kahili, BOYINGTON reçu ce message : « Major BOYINGTON, quel est votre position ? ». Pappy donna une fausse position et fit grimper de 20 000 à 26 000 pieds ses ailiers. peu de temps après une formation d’une trentaine de Zeros fit son apparition. Avec l’avantage de la hauteur et de la surprise, il en descendit 3 et ses compagnons quelques autres (nombre indéterminé).
 
Les îles Salomon :
Pourquoi défendre ces petits bouts de terre au fin fond du pacifique sud ? Le 7 décembre 41 les japonais anéantissent la flotte américaine du pacifique à Pearl Harbor. En représaille le major Doolittle et 16 B-25 embarquent sur un porte-avion et attaquent le Japon, prouvant à l’empereur que son pays n’est pas à l’abri comme il le pensait. Cette attaque fut un coup au moral aussi important pour les nippon que celle de Pearl Harbor.
Pour éviter de nouvelles attaques, les japonais veulent établir un blocus entre l’Australie et l’Amérique. Cela passe par la prise de toutes les iles sur leur route à dessein d’envahir l’Australie et l’Inde à terme. Il faut savoir que les Philippines, Singapour, les îles Salomon et l’Indonésie sont déjà entre leurs mains pour une grande partie, réduisant énormément là présence alliée dans ce secteur.
L’objectif est Tulagi et port Moresby pour établir une base aérienne capable avec des bombardiers d’atteindre l’Australie. 14 transports japonais partent de Rabaul avec le porte-avion Shoho et une couverture assurée par les porte-avions Zuikaku et Shokaku, c’est l’opération Mo-Go. Mais les américains ont réussi à traduire une partie du code utilisé par les japonais et découvre ainsi la future opération. Toute la puissance de guerre encore active (le Lexington et le Yorktown) part pour ce coin du pacifique, c’est le début de la bataille de la mer de Corail.
Le 3 mai 1942 Tulagi tombe avec peu de résistance. Le 7 mai des aviateurs japonais se trompent, confondant un pétrolier avec un porte-avion. Pendant ce temps la marine américaine qui s’était repositionnée, attaque les force de protection de la flotte d’invasion nippone, coulant notamment le porte-avion Shoho. Le 8 c’est le Shokaku qui est gravement touché. C’est la fin provisoire du rêve d’invasion japonais mais leurs forces restent très présentes sur tout le secteur. Les alliés vont devoir reprendre au prix de nombreux sacrifices les îles du pacifique sud pour libérer de la menace l’Asie et l’Australie.
 
Tours d’opération :
  • Ils sont d’abord basés dans les Russells (archipel des Salomon). Première mission le 16 septembre 1943 et 11 avions abattus dont 5 pour Boyington.
  • En octobre 1943 ils se rapprochèrent à Munda pour pouvoir opérer sur leur prochain objectif : les bases japonaises de Bougainville.
  • Le 19 octobre la VMF 214 fut mise en repos en Australie avant de prendre son 2eme tour d’opération en décembre 1943. elle avait à son actif 57 victoires confirmées.
  • Le second tour : le colonel Lard tente de reprendre la VMF214 mais Boyington s’interposa et fit intervenir le général Moore. De retour aux commandes, reprise le 17 décembre 1943 à Barakoma sur l’ile de Vella Lavella. Boyington devient le leader concernant les attaques sur Rabaul. Les missions sur Rabaul deviennent de plus en plus nombreuses et éprouvantes mais les hommes tiennent.
  • Le 3 janvier 1944 Boyington est descendu et passe pour mort suite à un raid sur Rabaul. Les zeros japonais tirent sur son parachute mais le rate. Il attend plus d’une heure avant de gonfler son radeau de survie. Il est recueilli par un sous-marin japonais et fut mis au secret, le laissant ainsi passer pour KIA « Killing In Action » (mort durant un combat). Il fut libéré après la guerre en septembre 1945 après 20 mois de captivité.

 

Du 23 décembre 1943 au 3 janvier 1944, les combats furent si intenses au dessus de Rabaul que 8 Black Sheep ont laissé leur vie (dont Boyington déclaré mort).
 
Gregory « Pappy » Boyington – Medal of Honor – 28 victoires 
 
 
 
La VMF214 fut remise opérationnelle pour former des pilotes sur porte-avions en 1948. Dès le début du conflit avec la Corée, elle fut la première unité de chasse de la marine a être appelée pour cet épisode (août 1950) et fut basée sur l’USS Sicile.
 
L’archipel des îles Salomon est composé d’un double chapelet d’îles alignées du nord-ouest au sud-est, sur 645 000 km2. Il comprend les grandes îles de Choiseul, Santa Isabel, Guadalcanal (la plus grande des îles Salomon), Malaita, Makira (San Cristobal), Vella Lavella, le groupe de Nouvelle-Géorgie, l’archipel de Santa Cruz (le plus oriental), les îles Florida, le petit archipel des Russell, ainsi qu’une multitude d’autres petites îles (Ontong Java, Rennell, etc.).
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Vrai faux vétéran : Howard Manoian

 

Voici l’histoire, ou plus précisément le romain du d-day d’Howard Manoian.
Pourquoi le terme roman et non pas histoire ? L’histoire suivante sort effectivement totalement de l’imagination de ce vétéran qui n’a jamais été, comme il le criait haut et fort, dans la prestigieuse 82 ème division aéroportée américaine et n’a pas participé au « jump normand » !
En effet il faisait partie de la « 33rd Chemical Decontamination Company » qui a bien débarqué en Normandie sur Utah Beach, il a même été blessé ! Son mensonge est resté convainquant pendant un certain temps, le premier a émettre des doutes sur son histoire était un vrai membre de la 82ème airbone : Bill Tucker en  2001 !
Quelques années après le Boston Herald Tribune dévoile au grand jour la véritable histoire de ce vétéran. Plus tard d’autres recherches, preuve à l’appui, confirmeront les informations du journal.
Cependant, qu’Howard Manoian est souffert de mythomanie ou d’autre chose, il restera un vétéran qui a débarqué pour libérer l’Europe de l’emprise NAZI !

Voici son « histoire » :

Howard Manoian : «Partis а 44, nous revenons à 18» 

Il a choisi la France. Caporal chef de l’infanterie parachutiste, Howard Manoian a 19 ans quand il est parachuté au-dessus du petit village normand de Sainte-Mère-Eglise. Le Figaro l’a retrouvé soixante ans après dans cette bourgade du Cotentin, où il a établi sa résidence principale depuis 1992. D’origine arménienne, cet enfant du Massachusetts avoue apprécier le calme de la campagne normande, sauf а la veille de chaque anniversaire du débarquement. Ses souvenirs de
la bataille de Normandie sont intacts. Il nous livre ici le journal de ces heures et de ces jours historiques.

4 et 5 juin

«La tempète fait rage. Le vent et la pluie balayent le tarmac du camp d’aviation située а quelques encablures de Leicester, en Angleterre. La météo n’est pas de la partie. Ce n’est pas tant la pluie qui nous inquiète, que les bourrasques de vent qui s’amplifient au fur et а mesure de la journée du 4 juin. Le vent, c’est sans doute le pire ennemi des parachutistes. Nous sommes pourtant prèts а y aller. Les manoeuvres, nous les connaissons par coeur pour les avoir répétées de longs mois, ici, de l’autre coté du Channel. Mais la décision tombe, le Débarquement est reporté de 24 heures. Une journée de plus а attendre, а imaginer le pire, а ressasser les consignes dans notre tète, а feuilleter, sans réelle motivation, le dictionnaire anglais-franзais que la logistique nous a remis dans notre paquetage. La peur est lа. Nous connaissons tous les statistiques, un parachutiste sur deux meurt avant d’avoir foulé le sol. Dans sa grande «générosité», l’Etat américain nous accorde d’ailleurs une sorte de prime de risque mensuelle de 50 dollars.

Le 5 juin au soir, comme prévu, une légère amélioration se dessine. Cette fois-ci, c’est la bonne. Dans quelques heures, nous survolerons la Manche, puis les cфtes normandes. Dans mon esprit,
dans celui de tous mes camarades, cette opération doit кtre de courte durée. Pas question de s’attarder en France. Le débarquement achevé, nous foncerons sur Berlin, notre ultime objectif.

Nuit du 5 au 6 juin

L’avion décolle vers 1 heure du matin et gagne rapidement le Cotentin, distant d’а peine 200 kilomètres de notre base. Mon bataillon, le 505e régiment, a pour objectif principal de prendre un pont qui enjambe la petite rivière de Merderet, un affluent de la Douve, située а 3 ou 4 kilomètres de Sainte-Mère-Eglise. L’avion entame sa descente, il a prévu de nous faire sauter au plus bas, c’est-а-dire а 200 mètres d’altitude maximum.

Je saute parmi les derniers. Mauvais présage, ou hasard d’un pilotage imprécis, j’atterris au beau milieu du cimetière de l’église du village. Je ramasse rapidement mon paquetage et décampe
de ce lieu inhospitalier. Je retrouve avec bonheur trois de mes camarades. Mais la joie des retrouvailles est vite effacée par la riposte allemande. L’alerte a été donnée, les batteries de la Werhmacht s’exécutent. J’essaye de prendre contact avec le reste de ma compagnie, mais la connexion de ma radio est défectueuse. 

Le combat de position fait rage dans les rues de Sainte-Mère-Eglise. On
progresse très lentement, rue après rue, quartier par quartier.

6 juin

Le jour se lève et la lumière expose а nu les dures réalités de la guerre. Les corps s’amoncellent déjа dans les rues, les blessés se comptent par dizaines. Des fermes transformées en hôpitaux de fortune accueillent les éclopés.

Un officier américain vient me trouver. Il a besoin de renfort pour prendre le château de Fauville, quartier général des officiers allemands. Cette solide bвtisse est située а la sortie de Sainte-Mère-Eglise, sur la route de Carentan. Pris par surprise, dans son sommeil, l’ennemi oppose une résistance passive а notre assaut. En une demi-heure, l’affaire est bouclée, et les 40 officiers sont sous notre contrôle. Six parachutistes sont affectés а la surveillance du chateau.

Pour ma part, je regagne le nord de Sainte-Mère-Eglise, où une poche de résistance sévit. Nous partons а 44, nous revenons, le 7 au matin, а 18 de cette sanglante boucherie. Le commandant du bataillon, le sergent Robert Nyland, qui avait débarqué quelques heures plus tôt а Utah Beach, est mort. 

7 juin

La journée entière est consacrée а la libération de Sainte-Mère-Eglise. Le combat de rue est intense.

Bientôt, la ville ressemble а un champ de ruines. Cela fait maintenant près de deux jours que j’ai été parachuté. Deux jours sans aucune nouvelle du reste de ma compagnie, basée а 4 kilomètres d’ici, en rase campagne. Nous tentons pourtant d’établir une communication mais nos radios ont été mal montées et rien ne fonctionne. Il faut attendre la fin de la journée du 7 juin pour que nous puissions enfin réaliser que nous maоtrisons la situation. La résistance allemande est bien plus
forte que nous l’imaginions. Demain, nous pourrons enfin rejoindre nos camarades.

8 juin

Nous quittons Sainte-Mère-Eglise au petit matin. Mais avant de laisser cette bourgade derrière nous, il nous faut absolument trouver un point d’eau. Plus que faim, nous avons terriblement soif. Je n’ai pas bu depuis trois jours. Je frappe а une porte. Je ne parle pas un mot de franзais. Un homme m’ouvre. Je lui montre mon drapeau américain а l’épaule pour le rassurer. Je tourne fébrilement les pages de mon dictionnaire pour trouver les mots qui me donneront а boire. «Je
veux boire…», je n’ai pas le temps de dire de l’eau que l’homme apporte une bouteille enveloppée d’un papier journal de sorte que je ne parviens pas bien а en distinguer le contenu. Il me sert alors
généreusement de son liquide, qui a une couleur bien jaunвtre. Je me souviens alors que la logistique nous avait mis en garde sur le fait que l’eau, dans la plupart des villages de France, n’est pas potable.

Je sors alors deux comprimés purificateurs. J’attends qu’ils fassent leur effet, et avale а grandes gorgées ce breuvage. J’ai а peine le temps de réaliser qu’il s’agissait d’un alcool fort que je suffoque et manque de m’étouffer. Je comprends que cet homme a cherché а m’empoisonner. Je pointe ma mitraillette sur lui, mais il m’explique tant bien que mal qu’il m’a servi une sorte de brandy а la pomme appelé calvados. Pour m’excuser, je lui offre mes cigarettes.

Nous arrivons en début d’après-midi а destination et retrouvons avec joie le reste de mes camarades. Mais rapidement, je constate que notre compagnie accuse de lourdes pertes. Le bilan est effroyable. Deux cents soldats ont sauté sur le pont le 6 juin. Deux jours après, il n’en reste que 60 debout. 80 sont gravement blessés, 60 ont péri au combat. Postés sur l’autre rive de la rivière, trois chars allemands ont riposté pendant deux jours sans discontinuer. Il s’agit d’engins
français de la marque Renault, que les Allemands se sont procurés dès 1940. Deux d’entre eux ont explosé а la suite de tirs de bazooka, le troisième a pris la fuite pour contourner notre front et nous
attaquer par-derrière. Il n’a pas eu le temps de faire de dégвts car nous l’avons intercepté et anéanti avant même qu’il ne tire sa première salve.

9 juin

Première grande victoire, nous parvenons enfin а traverser ce petit pont de pierre et а gagner l’autre rive de cette rivière, le Merderet. Nous pouvons maintenant poursuivre notre avancée plein
ouest et contrфler une partie non négligeable de la presqu’île du Cotentin. Nous gagnons enfin concrètement du terrain. Nous pouvons désormais considérer que le Débarquement s’est achevé pour laisser la place а la bataille de Normandie».

Howard Manoian est blessé gravement pour la première fois le 17 juin, а Saint-Sauveur-le-Vicomte. Une balle lui traverse la paume de la main, de sorte «qu’on pouvait voir а travers». Il est également touché aux deux jambes. Il est transféré dans un hôpital de campagne aménagé
sur la plage d’Utah Beach. Le sort s’abat une nouvelle fois sur lui а sa sortie de l’hôpital. Un chasseur allemand mitraille la plage en rase-mottes et le blesse а l’autre main. Pendant que le 505e régiment libère le sud de la Manche, et notamment la Haye-du-Puit, Howard Manoian est transféré en Angleterre par navire-hôpital, et placé en convalescence jusqu’au 13 septembre. Il participe ensuite а la campagne de Hollande, puis а celle des Ardennes, particulièrement
éprouvante. «Je n’ai jamais eu aussi froid», confie-t-il. 

Howard Manoian ne marchera pas sur Berlin, il sera arrêté de nouveau dans sa course par une grave blessure en mars 1945, qui l’oblige а regagner définitivement les Etats-Unis. Il foule le sol américain le 10 mai, et savoure six semaines de permission.

Au lendemain de la guerre, Howard Manoian quitte l’armée. Il devient gardien de prison, fonction dans laquelle il «s’ennuie а mourir». Il quitte l’administration pénitentiaire pour exercer le métier de policier pendant 32 ans.

 

Howard Manoian.
By Lisa Bryant/Special to The Chronicle.

Le Figaro
Propos recueillis par Thibault Dromard
(02 juin 2004)

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SHAEF : Organisation du commandement pour le débarquement.

   Général
Dwight D. Eisenhower ( † 1890-1969)
Commandant suprême des forces expéditionnaires alliées

Maréchal de l’air
Sir Arthur Tedder ( † 1890-1967)
Adjoint du commandant suprême

 

Général de corps d’armée
Walter Bedell-Smith ( † 1895-1961)
Chef d’état-major du commandant suprême

 

Général
Sir Bernard Law Montgomery († 1887-1976)
Commandant du 21ème groupe d’armées  
commandant des forces terrestres.

 

Maréchal de l’air
Sir Trafford Leigh-Mallory ( † 1892-1944)
Commandant des forces aériennes.

 

Amiral
Sir Bertram H. Ramsay († 1883-1945)
 Commandant des forces navales.

 

Général d’armée
Omar Bradley ( † 1893-1981)
Commandant de la 1ère armée américaine.

 

Général d’armée
Sir Miles Dempsey ( † 1896-1969)
 Commandant de la 2ème armée britannique.

 

Général
Lewis Brereton ( † 1890-1967)
9ème U.S army air force,
 Force tactique stratégique.

 

Amiral
Alan G. Kirk ( † 1888-1963)
 Force tactique navale de l’ouest.

 

Général de division
Leonard T. Gerow ( † 1888-1982)
Commandant du 5ème corps américain.
OMAHA BEACH

 

Général de division
Lawton Collins († 1905-1992)
Commandant du 7ème corps américain.
UTAH BEACH

 

 

Général de division
J. T. Crocker ( † 1899-1963)
Commandant du 1er corps anglais.
 JUNO SWORD

 

Général de division
Gerard Bucknall († 1894-1980)
Commandant du 30ème corps anglais.
GOLD BEACH

 

Maréchal de l’air
Sir Arthur Coningham ( † 1895-1948)
2ème force tactique de la R.A.F

 

Amiral
Sir Philip L. Vian († 1894-1968)
 Force tactique navale de l’est.

 

 

Le partage c'est la liberté

Quoi de Neuf sur la BBC ?

Connaissez-vous ces messages ? Je pense que oui, au moins un ! Comme par exemple  « Les carottes sont cuites  Les choux sont plantés « 

« Andromaque se parfume à la lavande »


« Bercent mon cœur d’une langueur monotone »


« Il est temps de cueillir des tomates »

 

Ces phrases, à première vue sans aucun sens voir même étranges, en ont un finalement très précis. En effet elles sont « codées »  pour un réseau de résistance précis, si bien que pour un autre réseau elles ne veulent rien dire…
Elles donnent des indications,  par exemple sur l’atterrissage d’un Lysander pour l’exfiltration d’un pilote de la Royal Air Force, pour l’infiltration d’un agent du SOE, de parachutage d’armes, etc…

Parfois même ces messages personnels, sont utilisés pour confirmer les dires d’un agents,  ou pour en remercier un autre pour une opération réussie…

 

Westland Lysander

 

 

Le partage c'est la liberté

Commando Kieffer

 

Philippe Kieffer

Philippe Kieffer est né le 24 octobre 1899 au Port aux Princes (Haïti). Il est diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.La guerre le trouve en Amérique, où il est directeur de banque. Quartier-maître de réserve pour avoir suivi les cours des EOR de Navale en 1918, il se présente comme tel en France, le 2 septembre 1939, comme volontaire dans l’armée de Terre, alors que son âge (40 ans) aurait pu servir de prétexte parfaitement acceptable pour rester à New-York.
Il passe ensuite dans la Marine le 10 septembre 1939.L’attaque allemande de mai 1940 le trouve à Dunkerque, à l’Etat-major de l’Amiral Nord jusqu’au 17 juin, après quoi il passe en Angleterre, à Londres, le 19 juin 1940.
Il s’engage aux Forces Navales Françaises Libres, le jour de leur création, le 1er juillet 1940.
Sa connaissance de l’anglais le fait rapidement nommer officier interprète et du chiffre. Mais préférant l’action, il obtient de l’amiral Muselier de constituer en mai 1941 les Commandos Fusiliers-Marins qui rapidement sont intégrés au Commando Britannique n° 2, célèbre pour son raid sur Saint-Nazaire.

Philippe Kieffer est alors enseigne de vaisseau de 1ère classe et sera nommé lieutenant de vaisseau le 1er juillet 1942.
Des hommes de la 1 ère Compagnie du Bataillon de Fusiliers-Marins Commandos prennent part au raid du 19 août 1942 sur Dieppe.

En 1943, la troupe française, portée à l’effectif de deux Compagnies, est affectée à l’exécution de quelques raids nocturnes sur les côtes françaises occupées, en petits groupes, dans le cadre de la préparation au débarquement.

En 1944 les efforts de Kieffer sont définitivement récompensés. Le 1er BFM Commando est rattaché à l’un des plus glorieux commandos anglais, le N° 4 (lieutenant-colonel Dawson), au sein de la 1ère Brigade (Brigadier General Lord Lovat).
Les 180 hommes que Kieffer avait réunis et entraînés, allaient être les premiers Français à débarquer pour libérer la France…

 

Promu lieutenant, puis capitaine de corvette (d’où l’appellation commandant) à la veille du Jour J, Kieffer débarque le 6 juin en Normandie à la tête de ses hommes du 1er bataillon de fusiliers marins commandos fort de deux Troops de combat et d’une 1/2 Troop d’appui (K-Guns). En tout 177 hommes. Ils débarquent sur la plage Sword à Colleville-Montgomery, malgré des pertes significatives (en tout pour le 6 juin : deux Officiers et huit hommes tués + des blessés) ils s’emparent d’une pièce de 50mm encuvée qui avait mis à mal la péniche LCI 523 (1ère Troop), puis de l’ex-Casino de Riva-Bella avant de s’enfoncer dans les terres par Colleville et Saint-Aubin-d’Arquenay pour faire jonction à Pegasus Bridge (Bénouville) avec la 6eme Airborne britannique. Ils y arrivent vers 16h30. Kieffer sera blessé deux fois ce jour-là. Au soir du 6 juin, le 1er B.F.M.C aura perdu presque 25% de ses effectifs. Il occupe alors les lisières du Plain vers 20h00.

A côté de tant de joie, ce père de famille (il a 3 enfants) est frappé d’une douleur profonde : son fils de 18 ans, qui avait rejoint un maquis, venait d’être tué par les allemands en Ile-de-France. Il ne l’avait pas revu depuis quatre ans.

En octobre 1944, le capitaine de corvette Kieffer, avec son bataillon – porté à l’effectif de trois compagnies – conduit son unité à l’attaque de Flessingue et de Walcheren, clé du port d’Anvers. Puis il participe à des raids sur les îles hollandaises occupées, toujours avec le N° 4 Commando Britannique.
Nommé à l’Assemblée Consultative en 1945, il a travaillé depuis la guerre à l’Etat-major des Forces Interalliées.
En 1954, il est nommé capitaine de frégate.

Philippe Kieffer est décédé le 20 novembre 1962 à Cormeilles en Parisis.
Il a été inhumé à Grandcamp-Maisy dans le Calvados.

• Commandeur de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération – décret du 28 août 1944
• Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
• Military Cross (GB)

 

Le commando Kieffer était composé de fusiliers marins qui s’étaient, pour la plupart, engagés dans les Forces Navales Françaises Libres (aux côtés des bérets verts britanniques) alors qu’ils se trouvaient au Royaume-Uni. Certains rejoignirent les FNFL après l’évacuation de Dunkerque d’autres s’évadèrent de France occupée enfin un groupe arriva d’Afrique. Un tiers environ de ces Fusiliers Marins de ce commando étaient originaire de Bretagne. Ils durent subir le dur entrainement et la sélection impitoyable au Centre Commando d’Achnacarry en Écosse où ils gagnaient le droit au port du béret vert mythique. Les Français de la 1ère compagnie avaient participé au raid sur Dieppe aux côtés des Commandos Britanniques et Canadiens « Opération Jubilé ».

Au cours de la dure campagne de Normandie, les commandos restèrent en première ligne (secteur Le Plain – Amfreville) et combattirent jusqu’au 27 août 1944, puis le Bataillon fut recomplété en Grande-Bretagne pour de futures missions. En novembre 1944, le 1er B.F.M.C fut débarqué sur l’île de Walcheren en Hollande s’empara en combattant de Flessingue dans le cadre d’une opération combinée alliée avec les commandos britanniques.
Aujourd’hui, deux des cinq commandos marine portent le nom d’un officier du 1er B.F.M.C mort au Champ d’honneur :

Commando Hubert (Nageurs de Combat du COS)
Commando Trepel

Source:  Extrait Wikipedia
ordredelaliberation.fr

Le partage c'est la liberté

Londres, le 18 juin 1940.

 

« Les Chefs qui, depuis de nombreuses années sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.
Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique terrestre et aérienne de l’ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limite l’immense industrie des États-Unis.
Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a dans l’univers tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français, qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.
Demain comme aujourd’hui, je parlerai à la radio de Londres »

Le Général de Gaulle.

Le partage c'est la liberté

Ils ne pouvaient que perdre, mais la route vers Berlin est encore longue…

Vers le milieu de la guerre, l’Allemagne alignait environ 10 millions de soldats, les Etats-Unis 12 millions, autant en Union Soviétique, et 5 millions en Grande-Bretagne.

Chaine de montage de V2 dans l’usine Dora

Durant la guerre, l’Allemagne produira environ 23000 chars et plus de 80 000 avions de combat.L’Angleterre en produira sensiblement autant, mais les Etats-Unis fourniront à eux seul plus de 88 500 chars et 96 000 avions.

 

Au moment du débarquement, les usines américaines tournent 24h/24 et produisent un avion toutes les cinq minutes.

Ligne d’assemblage de P47 Thunderbolt américain.

Pendant la guerre, la production allemande se trouvera dépassée dans des proportions de un à quatre.
Transformer cette supériorité massive en succès militaire n’est pas aussi facile que cela pourrait sembler.En position de défense, Hitler garde les avantages de ses victoires rapides: position dominante au cœur de l’Europe, lignes de ravitaillement courtes et possibilité de transférer ses forces d’un front à l’autre…
(Source : Jour J- Edition Atlas)

Effort de guerre industriel de l’Allemagne, des États-Unis et de l’URSS. (Source : Wikipedia)
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Mardi 6 juin 44

Malgré leur surprise, les Allemands ont réagi très rapidement au débarquement et les combats ont été d’une extrême âpreté.

L’opération s’est déroulée en quatre phases :

– Le lâchage de 18 000 parachutistes le 5 juin à la tombée de la nuit, avant que la lune ne se lève, aux deux extrémités de la zone prévue pour le
débarquement : autour de Sainte-Mère-Église et de Bénouville (Pegasus
Bridge).

– Au milieu de la nuit, la lune s’étant levée, les bombardements aériens des
défenses côtières allemandes (2 500 bombardiers) déversent 8 000 tonnes
d’explosifs.

– L’arrivée de 137 navires de guerre à 15 km des côtes, au lever du jour, vers
4 h 30 ; duel d’artillerie entre les deux camps.

– Le débarquement des hommes, rassemblés sur 4 000 bateaux, donnent
l’assaut aux cinq plages désignées en fonction de l’heure de la marée : les
Américains à Omaha et Utah à partir de 6 h 30, les Britanniques à Gold à partir de 7 h 25, les Britanniques et les 177 Français du commando Kieffer à Sword à partir de 7 h 30, et enfin les Canadiens à Juno à partir de 7 h 55. Même scénario en vagues successives sur toutes les plages : la première vague débarque les fantassins, les chars démineurs et les bulldozers, la seconde amène des renforts et des unités du Génie, les vagues suivantes voient arriver les unités d’artillerie et les véhicules.

(Source : Galilée : Les sanglots longs des violons © CNDP 1999)

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