Toujours à l’heure allemande

La France vit encore sur le fuseau horaire de l’Occupation…

A l’arrivée des allemands en 1940, la France a avancé sa montre d’une heure pour s’aligner avec l’Allemagne. Cette décision n’a jamais été annulée.

L’Allemagne nazie occupe la France en juin 1940. Nous sommes alors à l’heure d’été (GMT+1), en vigueur en France entre mars et octobre depuis la loi du 24 mai 1923. Le reste de l’année, la France est à GMT, donc aligné sur l’Angleterre.

Sauf qu’à Berlin, il est une heure plus tard et que les Allemands qui arrivent en France ne comptent pas bouleverser leurs habitudes.

Dans tous les territoires occupés, on avance donc ses aiguilles d’une heure (de GMT+1 à GMT+2), pour passer à l’heure d’été allemande. La France se retrouve donc «à l’heure allemande», expression qui rentrera dans le langage courant.

Pour éviter des problèmes, l’armée allemande impose l’heure allemande au fur et à mesure de sa progression. L’adoption de l’heure allemande en territoire occupé sera parfois légalisée, comme par le Bulletin municipal officiel de la ville de Paris du 15 juin, qui invitait « à avancer d’une heure les horloges, pendules et montres le 14 juin à 23 h, de façon à les porter à minuit », mais le plus souvent, la population sera informée par des ordres des autorités militaires ou par la presse.

L’horloge parlante de l’Observatoire de Paris, inaugurée en 1933, qui avait provisoirement fonctionné depuis Bordeaux, puis avait cessé d’émettre, reprit son fonctionnement à « l’heure allemande ».

Le changement d’heure ne s’appliquera qu’en zone occupée. Paris sera ainsi en avance d’une heure sur Vichy.

La France se retrouve donc scindée en deux par la ligne de démarcation. Ce qui pose quelques problèmes à la SNCF.

Pour mettre fin aux problèmes de retard, c’est donc la SNCF qui propose au gouvernement de Vichy de s’aligner lui aussi sur l’heure allemande, ce qu’il fait par le décret du 16 février 1941.

A la Libération, un décret prévoit que l’heure d’été, ou «heure allemande», ou GMT+2, va être supprimée en deux temps. La France repasse d’abord à GMT +1 toute l’année, et envisage de repasser plus tard à GMT.

Mais le deuxième passage fut annulé par le décret no 45-2782 du 5 novembre 1945 et la France resta à l’heure (GMT + 1) d’été, ou, en d’autres termes, à… l’heure allemande d’hiver. Elle y restera jusqu’au 28 mars 1976, quand suite à la première crise pétrolière, le président Valéry Giscard d’Estaing rétablira l’heure d’été (GMT+2) afin de réduire la consommation énergétique du pays.

Résumons:
avant 1923, la France vivait à l’heure anglaise (GMT)
de 1923 à 1940, elle est à l’heure anglaise l’hiver, mais pas l’été où elle vit à GMT+1
de 1940 à 1945, elle vit entièrement à l’heure allemande (GMT+2).
de 1945 à 1976, elle vit à l’heure allemande l’hiver, mais pas l’été.
Depuis 1976, nous sommes à nouveau entièrement à l’heure allemande, été comme hiver.

Merci à Eric et son site http://bigot45.free.fr

sources : wikipedia, slate.fr

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Langham DOME : Small building BIG STORY !

Le simulateur de tir anti-aérien high-tech.

En 1941, afin d’améliorer la qualité des défenses anti-aériennes, les Anglais mettent au point un nouveau type de simulateur pour l’entrainement de leurs artilleurs.

 

Ces simulateurs prennent la forme de dômes pour permettre aux hommes de s’entraîner à tirer depuis le sol avec des armes anti-aériennes, sans gâcher de munitions. Le dôme ressemble à un planétarium.

A l’intérieur, le dôme fait office d’écran de cinéma sur lequel on projette des images d’avions. Des effets sonores reproduisent les conditions de combats.
L’artilleur en formation suit la cible dans le viseur de sa fausse mitrailleuse et tire des rayons lumineux dessus. Un instructeur l’observe et l’aide en lui corrigeant ses erreurs. A la fin de l’exercice on note les résultats.

Ce système était très en avance sur son temps. La technologie utilisée est tellement révolutionnaire pour l’époque qu’elle est classée « Top secret ».

Plusieurs dômes existent encore, dont celui de Langham à Norfolk  qui a été restauré et est devenu un musée pour ne pas oublier cette surprenante histoire !

 

Merci à Eric pour cet article très intéressant et à son site http://bigot45.free.fr

source : https://langhamdome.org/
videos : http://britishpathe.com/video/dome-trainer/query/antihttps://www.youtube.com/watch?v=REejI_V09xw

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Soyons fermes

« Soyons fermes, fiers et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n’ont pas cédé. »

Charles de Gaulle, 14 juillet 1943

 

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The Liberators

Lithographie « The Liberators », avec les signatures originales de quatre vétérans de la fameuse Easy Compagny, du 506 régiment de la 101 eme division aéroportée, rendue célèbre par la série « Band of Brothers ».
C’est un exemplaire unique, car chaque lithographie est signée par les vétérans de ce 506 régiment.

Vétérans dont la signature est présente sur la lithographie

Lynn Compton dit Buck Compton
Lynn Compton dit Buck Compton
Donald Malarkey
Donald Malarkey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Darrell Powers dit Shifty Powers
Darrell Powers dit Shifty Powers

 

 

 

 

 

 

Earl ‘One Lung’ McClung
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War Correspondent

Robert Capa (Correspondant de guerre pour le Life magazine), le private first class Olin L. Tompkins (Chauffeur de l’une des jeep) et Ernest Hemingway (Correspondant pour le Collier’s magazine) se rencontrent à un carrefour en Normandie vers Pont-Brocard le 30 juillet 1944.

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