Opération Mincemeat

L’homme qui n’a jamais existé

Avril 1943 : Prenez un sdf anglais décédé, habillez-le en Major de l’armée britannique, attachez à sa main une mallette contenant des documents secrets décrivant les plans d’invasions, fictifs, des alliés. Mettez ce corps dans un sous-marin pour qu’il soit immergé au large de l’Espagne, afin que les papiers soient lus par les allemands.. et vous obtiendrez l’incroyable histoire du Major William Martin des Royal Marines… l’homme qui n’a jamais existé.

L’opération Mincemeat (littéralement « chair à pâté ») était un plan organisé par le contre-espionnage britannique et destiné à convaincre le grand quartier général allemand (OKW) que les Alliés envahiraient les Balkans et la Sardaigne au lieu de la Sicile, qui était leur réel objectif. Les Allemands devaient croire qu’ils avaient réussi à intercepter des documents hautement confidentiels qui détaillaient avec précision les futurs plans d’invasion.

Pour rendre le Major crédible, le capitaine de corvette Ewen Montagu, l’initiateur du projet, lui inventa une véritable identité, avec différents vrais faux documents (lettre de sa banque, talon de billet de théâtre, justificatif de logement, factures etc… et même une fiancée (bien réelle elle) qui lui fournie lettre d’amour et photo.

Les plus hautes autorités militaires fournirent des lettres et documents officiels pour les plans d’invasions.

Le major Martin, conservé dans de la neige carbonique et habillé dans son uniforme, a été placé dans une boîte en acier scellée, puis amené en Écosse pour prendre place à bord du sous-marin britannique HMS Seraph.

Le 19 avril 1943 le Seraph prit la mer et navigua jusqu’à se trouver à environ un mille au large d’Huelva sur la côte espagnole. Cet endroit avait été choisi parce que les Alliés savaient que l’Espagne, en dépit de son officielle neutralité, était en sympathie avec les puissances de l’Axe et de ce fait collaborait souvent avec les membres de l’Abwehr (le service de renseignement et d’espionnage allemand). De plus, ils savaient qu’un agent allemand était très actif à Huelva et qu’il entretenait d’excellents contacts avec les fonctionnaires espagnols.

À 4 h 30 le 30 avril le corps fut immergé. Il fut découvert à 7h30 par un pêcheur local qui le rapporta au port, et cette découverte fut transmise à l’Abwehr.

Quand le corps du major Martin fut restitué, les papiers furent examinés et les Britanniques purent constater qu’ils avaient été lus, puis remis soigneusement à leur place, et recelés. Il fut donc envoyé à Churchill et à Roosevelt la phrase « Mincemeat Swallowed Whole ». (Hâchis entièrement avalé).

Cette opération fut un réel succès, car la Wehrmacht transféra ailleurs ses divisions de Sicile et permit aux Alliés de réussir en douceur leur débarquement.

Le « major Martin » fut enterré avec les honneurs militaires le 4 mai à Huelva où il y repose toujours.

Qui était réellement le major Martin ?
Ce fut seulement en 1996 qu’un historien amateur nommé Roger Morgan put découvrir la preuve que « Martin » était un vagabond du Pays de Galles, alcoolique, qui s’appelait en réalité Glyndwr Michael et qui était mort d’ingestion de mort aux rats.

La pierre tombale porte maintenant son vrai nom, mais il sera à jamais connu sous le nom du major William Martin, qui, grâce à l’utilisation qui a été faite de son cadavre, aura épargné des milliers de vies.

Et pour mettre un peu d’image sur cette mémorable opération, voici la version hollywoodienne de cette histoire :

 

Le partage c'est la liberté

mon Dieu, ne m’oubliez pas…

Partout, à bord de tous les navires de l’immense flotte, les hommes qui, à l’aube, allaient écrire une page d’histoire, s’installèrent de leur mieux, pour prendre un peu de repos. En se roulant dans ses couvertures, le commandant Philippe Kieffer, de l’unique commando français, se rappela la prière de sir Jacob Astley à la bataille d’Edgehill, en 1642 :
Mon Dieu, pria Kieffer, Vous savez que je vais être terriblement occupé aujourd’hui. Si je Vous oublie, mon Dieu, ne m’oubliez pas…

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Confinement Covid19 vs Leningrad

Vous avez dit confinement ? 15 jours ? 30 jours ? 45 jours ? soyons fous 60 jours ?

Et si je vous parle du siège de Leningrad, 872 jours !
On n’a pas fait « mieux » dans l’histoire moderne jusqu’au siège de Sarajevo dans les années 1990.
En effet, début septembre 1941, la Werhmarcht attaque la ville mais sa prise se révèle difficile, elle sera donc assiégée.
Durant 2 ans, 4 mois et 19 jours la ville sera quasiment coupée du monde. La nourriture y sera rationnée (Environ 1 000 000 de morts de faim, au mois de janvier 1942 pas loin de 4000 civils meurent de faim chaque jour. La ville comptait 3 000 000 d’habitants…), l’électricité coupée, plus de lumière et plus de chauffage (Au mois de janvier 1942 il faisait -45 °C…), sans compter les bombardements et les épidémies…
Les pertes militaires et civils s’élèvent à environ 1 800 000 morts !
Mais les russes ont tenu bon jusqu’à la liberation de la ville de son encerclement le 27 janvier 1944.

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Le coin lecture : Les généraux allemands parlent

Rien n’est plus important pour préparer l’écriture de l’histoire d’un grand conflit que d’amasser des témoignages du camp d’en face, car contempler un conflit « de son propre côté de la colline » risque fort de produire un récit qui sera non seulement distordu, mais incomplet.
Les généraux allemands parlent

Basil H. liddell Hart

Les généraux allemands parlent
Les généraux allemands parlent

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Donald Duck fait de la propagande

Dès l’entrée en guerre des États-Unis en décembre 1941, après l’attaque de Pearl Harbor, la propagande est devenue une priorité et le gouvernement américain le sait.
Les studios Disney décrochent  alors un contrat militaire le 8 décembre 1941.
Disney doit  produire 20 courts métrages d’enseignement pour l’armée, ils en feront 77 jusqu’en 1945.
Les studios vont changer de vedette, mettant en avant Donald Duck. Plus colérique et bagarreur, il fait passer un message plus fort que Mickey car ce dernier est vu comme trop joyeux et manquant de caractère.

 

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Des patchs oui mais des patchs Disney !

La période de la Seconde Guerre mondiale est marquée d’une convergence effrénée vers l’effort de guerre. Un très grand nombre d’entreprises qui n’ont rien à voir avec la guerre vont concentrer une partie de leur travail, voir la totalité, vers une demande toujours grandissante du gouvernement.
Les studios Disney y participeront eux aussi à leur manière.
En effet, de nombreux insignes militaires à la demande des bataillons, escadrilles et autres divisions de l’armée américaine seront dessinés par les studios Disney.
Plus de 1 200 insignes seront créés par des artistes des fameux studios. Souvent à partir d’une demande précise, comme pour les célèbres Flying Tigers.

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